Archives

Réinitialiser les filtres

Actualités

    samedi 24 mars 2018

    Les coups de cœur du comité

    Le coup de coeur de Bertrand Bacqué : Nausicaa
    Directeur artistique HEAD : Enseignant cinéma

    « Mon coup de cœur de l’année, c’est Nausicaä ! Certes, Miyazaki est le Kurosawa de l’animation et toute son œuvre est hautement recommandable. Mais nous trouvons ici tous les thèmes qu’il développera ultérieurement : la dimension fantastique, la question écologique, la fougue et la beauté de ses jeunes heroïnes… Entre Le Petit Prince de Saint-Exupery et Arzach de Moebius, une fable post-apocalyptique qui séduira les jeunes de 7 à 77 ans ! »

     

    Le coup de cœur de Briana Berg: Les Harmonies Werckmeister
    Programmatrice indépendante

    De nombreux films de l’édition 2018 sont pour moi des essentiels du cinéma de la transcendance – La Dernière vague, Le Sacrifice, Pluie noire, Le Septième sceau… Et Les Harmonies Werckmeister, qui me tient particulièrement à cœur. Tout y appelle à une dimension mythologique, en restant néanmoins profondément humain : la forte expressivité de l’image, le temps dilaté, un récit qui tient de l’indicible, le tout hanté par une musique poignante et la brume. Un univers en soi, un monde à part, dans le paysage cinématographique actuel.

     

    Le coup de cœur de Norbert Creutz : Soleil vert
    Critique de cinéma

    Dans un monde dévasté par le « progrès » et ayant perdu ses repères culturels, une oligarchie cynique finit par faire avaler n’importe quoi aux citoyens. Film de science-fiction de 1973, Soleil vert sonne aujourd’hui plus que jamais comme un avertissement à l’humanité.  Réalisé de main de maître par Richard Fleischer, un classique à méditer si nous voulons encore avoir un avenir.

     

    Le coup de cœur de Geoffroy de Clavière : Le sacrifice
    ECR : Responsable développement & communication

    En 1986, Le sacrifice reçoit le grand prix spécial du jura à Cannes. Je ne connais pas Tarkovski, à l’époque, et je fonce au Champs Elysées pour voir le film car il sort en salles en même temps que sa sélection cannoise. C’est pour moi un choc esthétique et émotionnel. La musique de la passion de Mathieu (Bach) ne me quittera plus. La beauté des plans et de l’image, les lents travellings qui mène vers une mort inéluctable, la chute d’un pot de lait sur le sol, sont autant d’éléments qui m’ont marqué et qui demeurent gravés dans ma mémoire.

     

    Coup de cœur de Silvana Bassetti : Melancholia
    ECR : Responsable de l’information, En charge des diffusions « Hors les murs »

    Deux planètes, deux sœurs, l’une blonde et l’autre brune, la force et la faiblesse, le cosmique et l’intime, la rationalité et les émotions : dans un film d’une sublime beauté, Lars von Trier met en scène la collision des opposés et les basculements. Alors que Justine (Kirsten Dunst, qui a obtenu pour ce rôle le prix d’interprétation à Cannes en 2011) et Michael se rendent à la réception de leur mariage dans la somptueuse maison du mari de Claire, la sœur de Justine (interprétée par Charlotte Gainsbourg), la planète Melancholia se rapproche de la Terre. Le cadre idyllique, les efforts de Claire et les calculs ne pourront rien empêcher : tout l’environnement de Justine s’effondre. En écho aux mouvements astraux impossibles à maitriser, le mal qui ronge Justine s’impose, inéluctable, jusqu’au final bouleversant. 

     

    Le coup de cœur de Michel Colin : Le temps du loup
    ECR : Adjoint du Vicaire épiscopal

    Le film est glacial ! Le moindre feu de paille, le gigantesque holocauste de vaches contaminées par la nappe phréatique ou l’incendie d’un abri en rase campagne ne suffit pas à réchauffer les humains en condition de survie. Un groupe d’hommes, de femmes et d’enfants, attend un train  – de la vie? – qui ne vient pas. Chacun est contraint de voler ou de troquer sa bicyclette ou ses bijoux pour un peu d’eau et de nourriture. Troc de survie contrôlé par quelques-uns qui en tirent profit.  En qui faire confiance ? Peut-être une quête de sainteté à travers les premiers mots de cette lettre écrite par une jeune fille à son père (décédé) :  » Cher Papa, il se passe ici tant de chose et il n’y a personne à qui parler… on se dit qu’on va étouffer. ».