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    jeudi 1 mars 2018

    Les coulisses de l’affiches

    « Nous partons toujours d’un mot et nous travaillons en immersion. Le but : un message clair, lisible, créatif, un visuel fort avec un potentiel d’impact ».

    Pour la quatrième année consécutive, les Rendez-vous cinéma de l’ECR IL EST UNE FOI ont confié à l’équipe de Philip Rollman et Arnaud Lambert de l’agence S (Genève) le soin de réaliser l’affiche d’IL EST UNE FOI (2-6 mai 2018).

    Regarder l’interview de Philip Rollman De S agence

    En plein travail, ils acceptent de dévoiler les coulisses du processus de conception du visuel  qui présentera au public le thème de l’édition 2018 : Apocalypses. « Après Trouble et Origines, thèmes des éditions 2016 et 2017, le mot Apocalypses exprime un concept fort qui nous a guidés dans tout le processus créatif », explique Philip Rollman, directeur de l’agence.

    Les contraintes de l’affiche

    « La création d’une affiche a une forte composante artistique, mais nous avons des contraintes clairement définies. C’est un objet qui sera placardé dans la rue et qui sera en concurrence avec les maintes sollicitations présentes par ailleurs. Contrairement à une œuvre exposée dans un musée, l’affiche doit se battre pour être vue et comprise, et cela en très peu de temps. Pour capter l’attention, elle doit donc transmettre une idée forte et son message doit être immédiat. Une affiche n’est pas une brochure à lire, elle doit aller à l’essentiel », insiste Philip Rollman.

    « Créer une affiche de cinéma est un plus ! Il y a tout un monde d’images à explorer. Nous avons en outre la chance de travailler avec un cahier des charges clair de la part du comité-cinéma d’IL EST UNE FOI. Nous avons participé à plusieurs réunions du comité pour nous approprier le sujet et comprendre les enjeux culturels et théologiques de la programmation retenue, en saisir les impulsions », détaille Arnaud Lambert, directeur artistique. Avec le défi de dépasser l’acception courante de l’apocalypse, synonyme de fin du monde ou de catastrophe, pour l’élargir aux concepts de révélation ou résilience.

    Un travail d’équipe

    « À l’agence, nous travaillons en équipe. Nous brainstormons et au terme de cette étape, chacun creuse de son propre côté : les mots clés, les films, les affiches des films sélectionnés : du légendaire « Apocalypse Now » à l’œuvre esthétisante de  Lars Von Trier« Melancholia ». Nous procédons à une vraie immersion avant de dégager des dénominateurs communs, des pistes. Souvent, nous aboutissons à une douzaine de projets. Après une première sélection, nous en retenons la moitié pour les développer et les proposer au client. Pour l’Apocalypse, les idées sont venues tout de suite et nombreuses. C’est un thème très présent dans le cinéma », confie Arnaud Lambert.

    « Nous demandons à nos créateurs de travailler en compétition, pour les stimuler », précise Philip Rollman « et je dois souligner que travailler pour l’Église catholique qui en plus fait du cinéma est en soi un défi très stimulant ! » 

    Un thème fort

    Comme pour les éditions précédentes, le thème de la programmation est central dans la composition des propositions d’affiches de l’agence S. « Le thème porte l’affiche : cela donne un élément typographique très fort et au fil des ans, la série d’affiches s’inscrit dans une suite, une collection », relève Philip Rollman.

    Lors d’une première présentation au comité-cinéma, en janvier, deux propositions se sont qualifiées pour la grande finale. « Quand ce premier choix est arrêté, on finalise, on épure, on cherche la bonne intensité des couleurs et de la profondeur », explique le responsable de l’agence.

    Le gagnant est…

    À la mi-février, le comité a désigné l’affiche gagnante. La ligne graphique reste sobre et élégante, avec un visuel qui reste dans la suggestion. En cours de finalisation, elle vous sera dévoilée très prochainement.

    Regarder l’interview de Philip Rollman De S agence

    Silvana Bassetti