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    jeudi 25 janvier 2018

    IL EST UNE FOI du 2 au 6 mai 2018 « APOCALYPSES »

    4Ème édition : APOCALYPSES

    L’Apocalypse est un de ces mots qui véhicule tant d’idées préconçues et excite l’imaginaire en s’emparant des symboles qui lui sont rattachés : l’antéchrist, le fameux signe 666, les 7 Sceaux, avec ses incontournables cavaliers, annonciateurs de la fin du monde : le cheval blanc, symbole de la conquête, le rouge – la guerre, le noir – la famine et le cheval pâle – la mort.

    Mais ce dernier livre de la Bible, que Saint Jean rédigea en exil à Patmos, dans une sorte d’état fiévreux, est également le livre des « Révélations », celui qui annonce un monde nouveau, lavé des pêchés des hommes pour une renaissance transcendée.

    Cette prophétie de la fin des temps est-elle une simple allégorie ou la prédiction réelle d’une destruction annoncée à laquelle l’humanité ne pourra échapper ?

    La 4ème édition des Rendez-vous cinéma de l’ECR, IL EST UNE FOI, tentera de décrypter ce mystère et apporter un éclairage à l’aide de films aussi divers que fascinants et, bien entendu, grâce également aux débats qui les suivront.

    Le choix des films fut douloureux car choisir c’est renoncer et les 20 œuvres que nous vous proposons cette année constituent un reflet saisissant de ce thème ; car il faut bien l’avouer, le cinéma s’est emparé du « mythe » de l’Apocalypse avec plus ou moins de réussite en proposant des productions inégales dont certaines ont marqué à jamais l’histoire du 7ème art. Le comité cinéma de l’ECR a sélectionné quelques films qui, nous l’espérons, sauront vous séduire.

    A commencer par Apocalypse Now (Palme d’or Cannes 1979), l’adaptation du roman de Conrad, Au cœur des Ténèbres, était incontournable. Les conflits du 20è siècle sont autant d’Apocalypses et celui de Francis Ford Coppola en est la parfaite représentation. Le tournage même du film avec ses retards (238 jours de tournage), son gouffre financier (30 millions de dollars au lieu des 17 prévus), ses ouragans philippins qui engouffrent les décors et emporte l’équipe de tournage malade et fiévreuse, grèves des techniciens et crise cardiaque pour Martin Sheen, une véritable descente aux enfers qui mit en péril l’existence même du film.

    Coppola réalisera en fin de compte un opéra psychédélique devenu culte, tant par la qualité de l’œuvre que par l’histoire même de son tournage mouvementé.

    Le public aura également rendez-vous avec soleil vert, de Richard Fleisher, une impeccable adaptation de 1974 (Grand prix du festival d’Avoriaz) du roman de Harry Harrison dans lequel, en 2022, Charlton Heston mène une enquête sur la provenance de ce qui nourrit désormais l’humanité et cela fait froid dans le dos.

    Comment évoquer l’Apocalypse sans projeter un film récent de Lars von Trier, Mélancholia qui touche à ce que l’on peut appeler « L’Apocalypse intérieure » ? En effet, dans notre approche et notre programmation nous avons souhaité faire un peu de place à cette thématique de l’explosion  de la cellule familiale et des principes de résilience. Le Sacrifice (Grand prix spécial du jury et prix œcuménique Cannes 1986), d’Andreï Tarkovski, rejoint également ce thème.

    A l’heure où j’écris ces lignes, les invités et les débats sont en cours et j’espère que nous saurons vous proposer des moments intenses de discussions autour d’une thématique qui demeure riche d’interprétations et de sens dans un monde de plus en plus troublé par les pertes de repères.

    Geoffroy de Clavière
    Délégué Général