Archives de catégorie : Communiqués de presse

Inscrivez-vous à l’Université de la solidarité !

UNIVERSITÉ DE LA SOLIDARITE ET DE LA DIACONIE

« Apprenons les uns des autres ! »

29-30 janvier 2019, Université de Fribourg

A l’Université de la solidarité et de la diaconie, les personnes en situation de pauvreté et vulnérabilité pourront partager leur expérience de vie sur le banc de l’Université de Fribourg, les 29 et 30 janvier 2019. « Apprendre les uns des autres », tel est le but de cette Université.

Ce lieu de réflexion et d’étude est ouvert à tous ceux qui se sentent appelés à se mettre au service des autres.

L’intervenant principal de cet espace de rencontres est Etienne Grieu, prêtre jésuite, qui travaille, depuis plusieurs années, sur la base d’entretiens avec des personnes marquées par de grandes précarités afin de revisiter des questions théologiques classiques. Pour préparer l’événement se sont associés tous les services « Solidarité » des diocèses et cantons de Suisse romande, le Centre Catholique Romand de Formations en Eglise (CCRFE), la Faculté de théologie de l’Université de Fribourg, la Plateforme Dignité et Développement, ATD-Quart Monde, les Sociétés Saint-Vincent-de-Paul, la Communauté Sant’Egidio, et les Caritas des cantons romands.

Cette Université de la diaconie s’adresse aux personnes en précarité, aux agents pastoraux, permanents ou bénévoles, aux partenaires engagés dans la diaconie, aux étudiants, aux enseignants et à toute personne prête à entrer en dialogue, à écouter les témoignages des uns et des autres, afin d’ouvrir ensemble des pistes de communion selon La joie de l’Evangile, titre de la première exhortation apostolique du pape François.

>> Plus d’informations: unisolidarite.org

Chrétiens, donc missionnaires !

Quel beau cadeau pour notre Eglise cantonale d’accueillir la visite du Saint-Père à Genève ! Le 21 juin 2018 restera gravé dans nos mémoires. Nous avons été touchés par la joie de beaucoup, bien au-delà des pratiquants réguliers, de pouvoir rencontrer le pape, le voir de près et l’écouter. Cette messe à Palexpo a été un temps fort missionnaire !

D’ailleurs, dans son discours au Conseil Œcuménique des Eglises, François a insisté sur le lien entre l’œcuménisme et la mission : « La mission est adressée à tous les peuples et chaque disciple, pour être tel, doit devenir apôtre, missionnaire (…) Ce dont nous avons véritablement besoin, c’est d’un nouvel élan évangélisateur. Nous sommes appelés à être un peuple qui vit et qui partage la joie de l’Evangile, qui loue le Seigneur et sert les frères, avec l’âme qui brûle du désir d’ouvrir des horizons de bonté et de beauté inouïs à qui n’a pas encore eu la grâce de connaître vraiment Jésus. Je suis convaincu que, si le souffle missionnaire grandit, l’unité entre nous grandira aussi. »

Comment vivre la mission dans nos paroisses ? J’ai lu cet été ce best-seller passionnant de Rick Warren, Une Eglise motivée par l’essentiel. Un passage m’a particulièrement marqué : ce pasteur, qui a fondé une grande communauté dans le sud de la Californie, conseille de ne pas commencer par donner des formations au « noyau », c’est-à-dire aux 50 personnes engagées dans toutes les activités, chrétiennes de longue date et avec peu d’amis non-croyants auxquelles elles peuvent témoigner : cela risque de former un clan auquel les nouveaux auront du mal à s’intégrer. Et la communauté ne grandira pas. Au contraire, il invite à partir de l’extérieur, des nouveaux arrivés, qui pourront devenir membres de la communauté en ayant expérimenté la communion fraternelle et s’engager dans un ministère après avoir suivi une formation.

Alors, en cette rentrée pastorale, veillons à accueillir de nouvelles personnes dans nos conseils et les différents groupes de bénévoles de nos paroisses. Discernons quel engagement, quel ministère correspond à leur charisme. Proposons-leur une formation adéquate. C’est ainsi que notre Église sera rayonnante, pourra se déployer et que la Bonne Nouvelle sera annoncée à de nombreuses nouvelles personnes !

Suggestions de lectures :
Rick Warren, Une Eglise motivée par l’essentiel. La croissance sans compromettre le message et la mission, Ed. Motivé par l’essentiel, 2010.
Michael White et Tom Corcoran, Rebuilt. Histoire d’une paroisse reconstruite, Préface par le cardinal Timothy M. Dolan, Néhémie, 2015.
James Mallon, Manuel de survie des paroisses. Pour une conversion pastorale, Artège, 2015.

Abbé Pascal Desthieux, vicaire épiscopal

JMJ 2019 à Panama – Inscriptions !

Du 22 au 27 janvier 2019 au Panama. Inscrivez-vous !
 
Les prochaines Journées Mondiales de la Jeunesse (JMJ) auront lieu au Panama du 22 au 27 janvier 2019. Le Pape François a confirmé sa participation. N’attendez pas pour vous inscrire !
Les directeurs des départements de l’instruction publique des cantons de Genève, de Fribourg, du Jura, de Neuchâtel et du Valais ont d’ores et déjà accepté de permettre aux élèves des écoles qui dépendent de leur département de faire une demande de congé exceptionnel (du 22 au 29 janvier) qui sera acceptée au cas par cas si l’élève remplit les conditions.
Inscriptions: https://www.jmj.ch/

Une mosaïque pour Champ-Dollon bénie à Genève par le pape François

Au terme de la messe à Palexpo, le 21 juin prochain,  le pape François bénira l’une des mosaïques du Chemin de Joie, un parcours artistique de mosaïques murales en cours de réalisation sur les parvis d’églises et autres lieux du canton de Genève. La mosaïque qui sera bénie par le Saint-Père est la plus petite et la seule qui, une fois installée, ne sera pas visible par les pèlerins. Elle est en effet destinée à la salle qui accueille les célébrations à la prison genevoise de Champ-Dollon. Elle illustre la Résurrection et représente le Christ qui remonte des enfers. Elle est provisoirement accueillie par la paroisse de l’Epiphanie (Lignon).

Federica Cogo (assistante pastorale ECR) et Christine Lany-Thalmeyr (assistante pastorale ECR) de l’Aumônerie oecuménique des prisons décryptent la mosaïque dans cette vidéo réalisée par Cath.ch. Une mosaïque pour Champ-Dollon

C’est en 2012 que l’Eglise catholique romaine à Genève (ECR) a décidé de créer un Chemin de joie avec des mosaïques évoquant notamment les apparitions du Christ Ressuscité. Leur réalisation a été confiée au Centre Aletti d’art spirituel de Rome, dirigé par le père jésuite slovène Mario Rupnik.

Les deux premières œuvres du Chemin de Joie ont été posées en avril 2017 sur les tympans des portes latérales de la basilique Notre-Dame de Genève (Cornavin) et aujourd’hui six stations accueillent des mosaïques. Elles sont installées sur les parvis des églises de Notre Dame (deux), Saint-Martin (Onex), Saint-Jean XXIII (Petit-Saconnex), Saint-Nicolas de Flüe (Montbrillant) et Saint François de Sales (Chêne-Bourg).

Six autres fresques seront prochainement accueillies par les églises de Saint-Maurice (Bernex), Saint-Jean-Baptiste (Perly), Sainte-Marie du Peuple (Châtelaine), l’Epiphanie (Lignon), par l’Espace  Montbrillant, le Cénacle et, bien sûr, par Champ-Dollon.

 

LA MESSE DU PAPE AFFICHE COMPLET

Les inscriptions à la messe du pape (21 juin à Palexpo – GE) ont connu un succès qui a dépassé toutes les attentes. Aujourd’hui, Palexpo affiche complet avec les 41’000 places mises à disposition selon des normes de sécurité.

Les inscriptions émanent de paroisses et entités catholiques provenant de la Suisse entière et de la France voisine. 77 % de Suisse romande, 12 % de Suisse alémanique, moins de 1 % de Suisse italienne et 11% de France voisine.

Le diocèse se réjouit de cet engouement et rappelle aux personnes qui n’ont pas pu obtenir de billet que la messe sera transmise en direct sur les chaînes nationales (RTS, SRF, RSI).

Par Diocèse LGF le vendredi 1 juin 2018 

Plus d’information

 

Communiqué: Loi sur la laïcité et lancement de référendums

Communiqué de presse des Eglises Catholique chrétienne, Catholique romaine et protestante de Genève

CONCERNE : loi sur la laïcité et lancement de référendums

Les Eglises catholique chrétienne, catholique romaine et protestante de Genève ont pris acte du résultat issu du débat parlementaire sur la loi concernant la laïcité de l’Etat (LLE). Dans un contexte où la lisibilité religieuse à Genève est moins nette qu’il y a encore vingt ans (du fait notamment de leur propre affaissement mais aussi de la diversification religieuse et de la montée significative d’une population athée, agnostique, désaffiliée ou simplement indifférente), nous relevons que, dans tout ce processus, l’Etat s’efforce de s’offrir des outils pour les enjeux du temps présent. Tout en restant juridiquement incompétent sur la question (il ne saurait avoir la moindre qualité en matière de doctrine), il se donne donc des moyens pour penser la pluralité convictionnelle à Genève et pour mieux connaître les enjeux sociaux et politiques qui en découlent, dans l’idée de garantir la liberté de conscience, de (non-)croyance et la paix dite religieuse (art. 1 et 10). Nos Eglises sont reconnaissantes de cette prise de conscience par les pouvoirs publics, dans la mesure où elles sont été, depuis des décennies, les premières artisanes de cette paix-là, et où elles continueront de s’engager sur ce front important pour la cohésion sociale.

Nous tenons à souligner l’application avec laquelle la question de la laïcité et des relations entre l’Etat et les communautés religieuses a été abordée, d’abord par le groupe de travail sur la laïcité, piloté par Jean-Noël Cuenod, puis par la Commission des droits humains du Grand Conseil. Cela a permis un débat contrasté au Grand Conseil, qui ne fut certes pas toujours à la hauteur du sujet, mais dont le résultat nous apparaît comme honorable. Nous relevons que, malgré quelques points critiques, sont posées les bases d’une compréhension bien genevoise de la laïcité, à des lieues de certaines tentations ou crispations laïcistes (fort éloignées de l’esprit dans lequel tout cela fut initié, tant en France qu’à Genève, au début du XXe siècle): à savoir que la laïcité ne traduit pas un désintérêt ou une défiance de l’Etat vis-à-vis des questions religieuses, mais une neutralité attentive, informée, responsable et respectueuse.

Nous soulignons dès lors que cette loi permet des avancées significatives en ce qui concerne notamment :

  • une meilleure reconnaissance de l’expérience acquise dans l’important travail social, relationnel, spirituel et religieux opéré par les communautés religieuses dans des établissements publics ou assimilés (prisons, hôpitaux, EMS, lieux de rétention administrative,…), par le moyen de possibles contrats de prestations (art. 8);
  • le renforcement du principe d’un enseignement du fait religieux dans les écoles publiques, nécessaire à une bonne intelligence du monde actuel (art. 11);
  • l’élargissement à d’autres communautés de la contribution religieuse volontaire, et les conditions nécessaires à l’obtention de cette prestation (art. 5).

Cela dit, le fait d’avoir été entendus sur la question de la contribution religieuse volontaire n’endort pas notre attention. Cette loi n’est pas parfaite et ne règle pas toutes les questions; elle entretient et crée même ici ou là des champs de tensions:

  • Ainsi, la question des signes extérieurs nous pose question, surtout lorsqu’elle concerne des élu.e.s (art. 3,4), et nous suivrons avec intérêt le recours constitutionnel déposé contre cette disposition précise.
    En plénière, le détail des débats montre clairement que, réduite à une seule lecture socio-politique, la disposition des signes extérieurs a été votée de manière ciblée contre la communauté musulmane, alors que d’autres situations sont concernées ou concernables, et que ces procédés parlementaires ne favorisent en rien la paix religieuse. De ce point de vue, en regard des auditions effectuées, nous regrettons que l’intérêt de la Commission des droits humains n’ait pas été mieux assumé auprès des communautés musulmanes, pour leur laisser l’opportunité d’une meilleure présentation, information et positionnement.
  • Même s’il est pris appui sur l’usage administratif actuel, plutôt libéral mais souvent inquiet, nous demeurerons particulièrement attentifs à la manière dont sera appliqué l’art. 6 sur le possible usage du domaine public pour des activités cultuelles. Si nous pouvons comprendre cette disposition encore usuelle, héritage de l’histoire ou prévention trop moderne, celle-ci ne doit pas devenir restrictive au point d’être contraire au droit supérieur quant à la liberté de culte (cf. DUDH, art. 18 et CEDH art. 9).
  • Nous veillerons à ce que les dispositions d’exception de l’art. 7,1 soient appliquées avec parcimonie et discernement.
  • Enfin la question du poids qu’impose à nos Eglises l’entretien de l’important patrimoine historique qui leur a été remis n’a pas été pris en compte à satisfaction par cette loi (art. 9). Nous savons qu’en raison des dispositions constitutionnelles, il ne pouvait guère en aller autrement, mais il nous faudra revenir sur cette problématique de plus en plus pesante et difficile à gérer, au détriment de notre mission première.

Tout bien considéré, ces attentions ne vont pas jusqu’à remettre en cause notre soutien global à la Loi adoptée par le Grand Conseil. Celle-ci pose les bases de relations que nous espérons sereines et fécondes entre l’Etat et les différentes communautés religieuses. C’est pourquoi nos trois Eglises ne soutiendront pas les référendums récemment lancés contre cette loi.

Le pèlerinage d’été à Lourdes lance son nouveau site

L’Association du pèlerinage d’été de la Suisse romande à Lourde (APESRL) a lancé son nouveau site internet. Pratique et simple d’accès, le nouveau site a été pensé comme une plateforme où les pèlerins et les curieux trouveront l’essentiel des informations relatives au pèlerinage d’été.

Rendez-vous donc sur http://pele-ete-lourdes.ch/

Avec pour thème « Faites tout ce qu’il vous dira », le pèlerinage d’été se déroulera du 15 au 21 juillet 2018, sous la présidence de Mgr Jean-Marie Lovey, évêque de Sion.

Les inscriptions sont ouvertes !

Le site :

La page d’accueil met en avant les galeries photo, l’inscription en ligne au pèlerinage et les informations publiées sur le site. Trois rubriques incontournables qui permettront aux Romands de rester en lien avec leur pèlerinage d’été. Donner à voir, informer et faciliter l’accès au pèlerinage à ceux qui se rendent à Lourdes au mois de juillet, tel est l’objectif du site.

La newsletter (sur inscription) relaiera les informations diffusées sur le site, la rubrique des téléchargements permettra de se procurer des documents relatifs au pèlerinage. Un coup d’oeil sur les liens utiles vous donnera accès aux sites d’actualité religieuse, aux sites des diocèses et des vicariats romands. Ceux qui le souhaitent pourront soutenir le pèlerinage en faisant un don.

Un carrefour

Pensé comme un carrefour, le site permettra également aux membres du comité, aux prêtres et plus largement à l’organisation de communiquer avec les pèlerins. Les romands de Lourdes se tiendront informés mais ils trouveront aussi sur le site les homélies, des réflexions en lien avec la pastorale.

Le site reflète également la volonté de l’APESRL d’unifier le pèlerinage à l’échelle romande.

En janvier 2017, sous l’impulsion de la Conférence des ordinaires de la Suisse romande (COR), la nouvelle Association a vu le jour. L’organisation a, entre autres, remplacé les sections cantonales par deux pôles : la pastorale et la coordination. On retrouve ces deux aspects de l’organisation sur le site.

Contact : Bernard Hallet – 078/615 74 98

Projet de loi sur la laïcité – Les Trois Eglises chrétiennes écrivent aux députés

Genève, le 20 mars 2018
 

Les Eglises catholique romaine, protestante et catholique chrétienne à Genève ont envoyé aujourd’hui une lettre aux députés du Grand Conseil pour leur faire part de leurs réflexions quant au Rapport de la Commission des Droits de l’Homme, et notamment au projet de loi sur la laïcité de l’Etat, qui sera présenté au parlement les prochains 22 et 23 mars.

Cette lettre a donné lieu à une conférence de presse des Églises cet après-midi à la cathédrale.

L’Abbé Desthieux (vicaire épiscopal de l’Eglise catholique romaine),  M. Fuchs (président de l’Eglise protestante de Genève) et M. Lanoy (curé de l’Eglise catholique chrétienne) ont pris la parole devant les journalistes. Ils ont salué « l’immense travail effectué par la Commission des Droits de l’Homme au cours de ces derniers mois ».

Après avoir  relevé que l’état d’esprit qui prévalait dans le groupe de travail piloté par M. Cuenod et repris dans la première version du projet de loi, a changé, ils ont soulevé quelques enjeux majeurs.

Concrètement, si la dernière version de la loi était adoptée sans changement par le Grand Conseil, la limitation dans le temps du prélèvement de la contribution, alors mise en place en remerciement des services rendus par les Églises, et l’introduction d’un droit permettant aux communes d’acquérir en priorité des biens des Églises lors de vente, péjorerait la situation des Églises chrétiennes à Genève. Églises qui rendent pourtant de précieux services à l’ensemble de la population.

 Lien vers la lettre adressée aux députés

Venue prochaine du Pape à Genève

Venue prochaine du pape en Suisse
 Mgr Charles Morerod, évêque de Lausanne, Genève et Fribourg, et président de la Conférence des évêques suisses, se réjouit de la venue du pape le 21 juin prochain à Genève. Cette nouvelle a été annoncée par le vice-chancelier de la Confédération, M. André Simonazzi, ce matin à l’Agence Télégraphique Suisse. 

La visite du pape au Conseil œcuménique des Eglises (COE), qui suit celles du pape Paul VI en 1969 et du pape Jean-Paul II en 1984, est un beau signe du dialogue œcuménique. 

Le diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg rappelle que l’invitation émane du Conseil fédéral et du COE. Il ne nous appartient pas de communiquer maintenant sur l’ensemble du programme. 

Le Service diocésain de la communication
 Diocèse LGF 

(Version PDF du communiqué)

Campagne œcuménique 2018 : À grandes menaces, « grand changement »

À grandes menaces, « grand changement »

Lausanne, le 14 février 2018 – Réchauffement, inégalités sociales et tensions politiques : le portrait de notre planète, menacée par une crise systémique, n’invite pas à l’euphorie. Pour sortir de cette crise, nous devrons œuvrer à une transformation de notre modèle de société. C’est cette transformation, sous ses multiples facettes, que présente la campagne œcuménique 2018 « Prenons part au changement, créons ensemble le monde de demain ! » de Pain pour le prochain, Action de Carême et Etre Partenaires. Une façon de s’attaquer aux causes de la crise, sans pour autant renoncer au plaisir de vivre. 

Le patron d’une marque de mode gagne autant en quatre jours qu’une couturière du Bangladesh durant toute sa vie. Et pour produire l’huile de palme qui entre dans la composition de nombreux aliments, la forêt tropicale est anéantie et la population locale chassée de ses terres. Ces deux exemples montrent que les inégalités se creusent et que la crise climatique s’aggrave, ce qui engendre des tensions politiques. Le Conseil œcuménique des Eglises pose un diagnostic sans appel : « Notre monde n’a jamais été aussi prospère et, en même temps, il n’a jamais été aussi inéquitable qu’aujourd’hui. »

La question cruciale est donc de savoir que faire pour sortir de cette crise généralisée dans laquelle notre monde est plongé. Si elles sont importantes et même indispensables, les mesures politiques, les réformes juridiques et les innovations techniques ne sont toutefois pas suffisantes. Elles s’inscrivent en effet presque toutes dans un modèle qui privilégie la consommation à la modération, la concurrence à la collaboration et l’exploitation au respect. Pour cette raison, la campagne œcuménique en appelle à une « transition intérieure » à tous les niveaux : dans la tête, dans le cœur et dans les mains de chacun et chacune d’entre nous.

À chacun sa façon de changer

Tout n’est pas sombre pour autant : il y a en effet un nombre infini de possibilités d’œuvrer à l’avènement d’un système qui respecte les limites de la planète. La campagne « Prenons part au changement, créons ensemble le monde de demain ! » montre comment des initiatives locales touchent déjà à tous les domaines de la vie : grâce à l’agriculture solidaire, les cultivateurs peuvent planifier leurs activités et les consommateurs bénéficier de légumes de saison. Les systèmes d’échange local diminuent les achats d’articles neufs et les initiatives « zéro déchet » montrent qu’il est possible de consommer modérément tout en profitant de la vie. Dans l’hémisphère sud de notre planète, le plus affecté par le dysfonctionnement de notre système, les partenaires d’Action de Carême et de Pain pour le prochain lancent des projets novateurs pour mettre en place un système durable.

Cette mosaïque d’initiatives sera au cœur d’une journée placée sous le signe de la transition qui aura lieu le 22 février à Berne. Les participant-e-s auront l’occasion d’échanger et d’assister à des ateliers avec des experts internationaux de la renommée d’Olivier De Schutter, ancien rapporteur des Nations Unies pour le droit à l’alimentation, Cécile Renouard, religieuse et professeure de philosophie et d’économie, ou Satish Kumar, écologiste et auteur. Tous ceux et celles qui veulent changer quelque chose dans leur vie, que ce soit pour le carême ou pour toujours, peuvent se rendre sur www.voir-et-agir.ch afin de s’inspirer, s’informer ou prendre connaissance de nos offres de formations.

La campagne œcuménique : informer, esquisser des pistes d’action, récolter des fonds : depuis 1969, Pain pour le prochain, l’organisation de développement des Eglises protestantes de Suisse, et Action de Carême, celle de l’Eglise catholique, œuvrent ensemble. Le temps du Carême ou de la Passion, la campagne œcuménique est devenue le symbole d’une solidarité authentique et du partenariat œcuménique. Depuis 1994, Etre Partenaires, l’organisation de l’Eglise catholique-chrétienne, y participe aussi. Chaque année, nos trois organisations convergent autour d’un sujet de politique de développement ou de société qu’elles portent à la connaissance du grand public. www.voir-et-agir.ch

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