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Un livre réunit les ‘Perles’ récoltées au fil des rencontres des aumôniers de la santé

Dans la société contemporaine, les personnes âgées, malades, ou en fin de vie n’ont guère droit à la parole. Pour montrer que la vie continue au-delà de la fragilité et des difficultés, la pastorale de la santé de l’Eglise catholique romaine à Genève a réuni dans un petit livre des ‘Perles’ récoltées auprès des résidents de homes ou de patients hospitalisés.

Ces brèves sentences ou anecdotes ont été récoltées durant deux ans par les aumôniers et les bénévoles de la pastorale de la santé à Genève, explique la responsable du projet Cathy Espy-Ruf. Ces perles de vie, illustrées de photos de Jean-Claude Gadmer s’égrènent sur 108 pages. Regroupées en quelques petits chapitres elles racontent la joie, l’espérance, la gratitude, mais aussi les peines, la colère, la souffrance de la vie quotidienne.

Nous recevons plus que nous donnons

“Même si nous sommes dans une relation asymétrique accompagnateurs-accompagnés, nous recevons souvent bien plus que ce que nous donnons, aussi de personnes non-croyantes”, témoigne Cathy Espy-Ruf. Présenter cet ouvrage au moment de l’Avent a été un heureux concours de circonstances, car le livre touche les deux dimensions de l’attente et de l’espérance.

Tiré à 1’000 exemplaires grâce au soutien de la Mission Intérieure et de l’Eglise catholique romaine à Genève (ECR), le livre sera distribué aux bénévoles de l’aumônerie, aux résidents et aux paroissiens intéressés. “Les échos reçus sont excellents” se réjouit la responsable. Pour l’heure une mise en vente en librairie n’est pas prévue.

(cath.ch/Maurice Page – image  © Jean-Claude Gadmer)

Livre: « Perles… Au fil de nos rencontres »  

Pour commander un exemplaire écrire à cathy.espy@cath-ge.ch (CHF 15.- + frais de port)

L’Assemblée générale de l’ECR approuve le budget 2019 

L’Assemblée générale de l’ECR (Eglise catholique romaine) à Genève a approuvé le 28 novembre 2018 à l’unanimité le budget de l’année 2019. Ce budget est bénéficiaire, ce qui est réjouissant, mais il reste très fragile et nécessite donc une mobilisation constante sur tous les fronts pour pouvoir assurer un correct financement de l’action pastorale d’une Eglise « vivante et accueillante » à Genève, ont souligné la présidente du comité de l’ECR, Mme Béatrix Leroy-Jeandin et le Secrétaire général de l’ECR, M. Dominique Pittet.

Réunie au Cénacle en présence du Vicaire épiscopal,  l’abbé Pascal Desthieux, l’Assemblée a aussi  abordé la stratégie de communication 2018-2019 de l’ECR et les activités pastorales.

 

Budget 2019

Le budget 2019  laisse apparaître un bénéfice de CHF 130’000.-, avant résultat extraordinaire. « C’est une satisfaction. C’est la récompense d’années d’économies et de recherche de revenus », a  observé Mme Leroy-Jeandin, en remerciant vivement les paroisses qui continuent à soutenir l’ECR pour un total d’environ  CHF 600.000.-, année après année. Néanmoins, la fragilité de ce bénéfice, sur un budget de quelque CHF 12 millions, est grande. « Les dons et les contributions continuent à baisser inexorablement » et le risque de déficit reste important au regard de l’ambition de l’ECR de garantir l’action pastorale au moins à son niveau actuel, a poursuivi la présidente.

Pour tenir compte de la diminution des dons constatée durant les exercices 2017 et 2018, la part des dons et contributions a dû être à nouveau adaptée dans le budget 2019, à environ 6 millions de francs. La nécessité d’autres sources de financement reste ainsi incontournable. « C’est grâce aux résultats nets de l’immobilier et des placements que cette année encore le résultat hors exploitation peut  franchir la barre des 3,5 millions de francs et combler le déficit d’exploitation », a détaillé M. Pittet. Pour 2019  ‘la poche des placements’ a été budgétée à moins de CHF 700.000.-. Elle apportera certes sa participation au résultat, mais « dans une mesure difficilement évaluable. Heureusement, la ‘poche immobilière’ reste sûre » et permet d’inscrire au budget CHF 2.9540.000 de revenus, a fait valoir M. Pittet.

En ce qui concerne les dons, la mobilisation reste entière pour 2019. « Il faut bien garder à l’esprit que le financement de plus de la moitié des postes de travail est assuré encore et toujours pas les dons. Autrement dit, il s’agit de presque 60 postes », a insisté le Secrétaire général. Différentes stratégies étudiées et mises en place devraient permettre de stabiliser les dons au niveau d’aujourd’hui, voire de les améliorer légèrement grâce au financement de certains projets.

Stratégie de communication

L’ECR a travaillé ces derniers mois à la mise au point d’une vision commune pour notre Eglise, à l’identification de projets de développement et à l’élaboration d’une nouvelle identité visuelle afin de mieux fusionner sa communication envers le public et les donateurs avec les orientations et les priorités de l’activité pastorale, a expliqué M. Pittet. Les conclusions de cette démarche, menée par le Service Développement et Communication en lien avec le Vicaire épiscopal, ses adjoints et les travaux du Conseil pastoral cantonal (CPC), seront dévoilées lors de l’Assemblée d’Eglise, qui réunira le 12 décembre l’ensemble du personnel salarié de l’ECR.

Ce désir d’une plus grande cohérence entre la communication, d’une part, et les activités pastorales, de l’autre, participe de la volonté de l’ECR de mettre en lumière la pertinence de la mission de l’Eglise dans le monde d’aujourd’hui et plus particulièrement à Genève.

Cette démarche répond également à un besoin de renouveau et d’adéquation au contexte social changeant et de plus en plus « digital », ainsi qu’à l’exigence identifiée de présenter les activités de l’ECR sous forme de projets définis, de manière à pouvoir approcher plus facilement les fondations et certains donateurs qui souhaitent mieux identifier l’utilisation de leur soutien, a expliqué M. Pittet.

Il est une foi 2019

Geoffroy de Clavière, Responsable développement et communication et délégué général des Rendez-vous cinéma de l’ECR IL EST UNE FOI a dévoilé le thème et les dates de l’édition 2019 d’IL EST UNE FOI. Dédiés aux femmes, les Rendez-vous cinéma 2019 proposeront du 8 au 12 mai, aux Cinémas du Grütli, une programmation déclinée au féminin sous le joli titre de « SpirituElles ».  Après cinq années de partenariat fructueux avec l’Institut Florimont, vivement remercié par M. de Clavière, la traditionnelle soirée de soutien qui ouvre les Rendez-vous cinéma de l’ECR déménagera cette année aux Parc des Eaux-Vives. Avec deux invitées de marque annoncées pour le débat de la soirée: Christine Pedotti, rédactrice en cheffe de Témoignage chrétien, et la rabbine de Paris Pauline Bebe.

Activités pastorales

L’année 2018 a été dédié à l’élaboration des orientations pastorales de l’ECR, conçues à partir de la vision ‘Une Bonne Nouvelle qui se déploie’  et déclinées en trois axes : ‘Une hospitalité qui se déploie’, ‘Des gestes pastoraux visibles et créatifs’ et ‘Des personnes heureuses dans leur engagement en Eglise’, a expliqué le président du CPC, M. Jean Tardieu. « Par le passé nous travaillions en définissant des objectifs pastoraux, mais cette fois nous avons choisi de nous pencher sur des orientations en travaillant d’abord sur une vision, pour donner plus de sens à notre action », a précisé M. Tardieu. Les nouvelles orientations ont été formellement adoptées par le CPC en octobre après une vaste consultation de l’ensemble des agents pastoraux, prêtres et laïcs, pour les sonder et intégrer leurs réponses et remarques, a détaillé M. Tardieu. « Elles ont été accueillies très favorablement », s’est réjoui le président du CPC. Elles seront maintenant traduites en actions concrètes par les Unités pastorales, les paroisses, les différents services et aumôneries.

 

Renouvellement des mandats

L’Assemblée a renouvelé par acclamation les mandats plusieurs membres de l’Assemblée : M. Benoit Carron (Comité de l’ECR), M. Marco Föllmi (Comité de l’ECR), M. Luc Magnenat (Paroisse Chêne-Thônex), M. Bernard Petite (Paroisse Corsier-Anières), M. Vincent Correnti (Paroisse St- Martin d’Onex).

 

200 ans

Le Vicaire épiscopal a annoncé en conclusion que l’année 2019 coïncidera avec le 200ème anniversaire du rattachement du canton de Genève au diocèse de Lausanne. C’est en effet en 1819, que le pape Pie VII détacha de l’archevêché de Chambéry les paroisses catholiques du canton de Genève pour les incorporer au diocèse de Lausanne. En 1821, à la demande du gouvernement genevois, le pape retira à l’archevêque de Chambéry le titre d’évêque de Genève pour le transférer à l’évêque de Lausanne résidant à Fribourg.

La prochaine assemblée aura lieu le 5 juin 2019.

 

 

 

Fête des bénévoles du 5 décembre 2018 – Inscriptions

Chaque année l’Eglise catholique romaine à Genève célèbre l’engagement des milliers de bénévoles qui œuvrent au sein de l’Eglise. Une fête est organisée en signe de remerciement et de reconnaissance pour tout ce qu’ils offrent en termes de temps, de compétences et de dévouement.

La fête des bénévoles 2018 aura lieu

le mercredi 5 décembre 2018 à 18h30

au Théâtre de l’Espérance  

(8, rue de la chapelle, 1207 Genève)

Programme :

* Monologue musical –  « Au nom de la mère »

*Cocktail dînatoire

Vous êtes bénévole dans une paroisse, une Unité pastorale, un service, un groupe, un  comité, un conseil ou pour une activité de notre Eglise ?

Inscrivez-vous à la soirée du 5 décembre !

Inscription sous réserve des places disponibles auprès de mercedes.lopez@ecr-ge.ch,

Vicariat épiscopal – 13, rue des granges, 1204 Genève Tél : 022 319 43 37

 

Dialogue entre deux chrétiens : un évangélique et un catholique

Récemment, une télévision évangélique francophone (France, Suisse, Belgique, Canada, Afrique) est venue interviewer l’abbé Alain René Arbez sur son engagement contre l’antisémitisme et pour le rapprochement entre chrétiens et juifs. L’émission a été filmée à l’entrée de l’église St Jean XXIII, au Petit-Saconnex, Genève. L’abbé Arbez est membre de la Commission de dialogue judéo/catholique-romaine de Suisse (CDJC). Parallèlement, un échange a eu lieu entre Sylvain, un chrétien évangélique, et l’abbé Arbez, sur des aspects de la foi dont l’approche théologique est différente entre communautés. L’abbé a retranscrit l’échange pour nous.

Sylvain participe à mes réunions bibliques mensuelles « Lectio biblica », dans lesquelles l’évangile est décrypté grâce aux mots-clés de la Bible hébraïque. En fait, si évangéliques et catholiques se positionnent différemment dans la relation à la Bible, à la liturgie, aux sacrements, ils se rejoignent souvent sur des questions éthiques actuelles, telles que la lutte contre l’antisémitisme, le refus du mariage pour tous, de l’avortement, de l’euthanasie, des manipulations génétiques aboutissant à la marchandisation du corps.

Sylvain (S) : nous évangéliques, nous nous adressons à Dieu directement, nous ne voulons pas nous adresser à lui par l’intermédiaire de Marie ou des saints. Pourquoi parler avec des êtres qui sont morts ? Dieu seul est Dieu !

Alain René (AR) : il est clair que – malgré les signes extérieurs de piété parfois discutables – les prières des catholiques montent vers Dieu et lui seul, au sens strict ; et s’ils invoquent Marie ou des saints dont le témoignage leur parle, ils savent que dans l’intercession c’est Dieu le Père qui donne sa réponse à leurs demandes. Nous croyons à la communion des saints, une solidarité céleste, il suffit de rappeler ce que Jésus dit : « Père, je veux que là où je suis, ceux que tu m’as donnés soient eux aussi avec moi, et qu’ils contemplent la gloire que tu m’as donnée » (Jean 17,24). Nous ne serons pas séparés de l’amour du Christ, pas même dans la mort (Romains 8, 38-39- Matthieu 28, 20).Nous serons appelés à le rejoindre à la fin de notre parcours terrestre (2 Corinthiens 5,6-9 ; Philippiens 1, 23-24) dans cette réalité où les saints ont une vie nouvelle et s’expriment (Apocalypse 6, 9-10 ; 7, 9-17) et où ils prient le Seigneur (Apocalypse 5,8- Luc 16,19-30). Le Christ a dit que ceux qui nous ont précédés sont des vivants, pas des morts.

S : Pourquoi ne pas nous approcher directement du trône de grâce de Dieu avec assurance ? (Hébreux 4,16) Nous n’avons pas besoin de médiateurs, puisque Christ est notre seul médiateur, l’Esprit Saint nous relie directement à travers Jésus.

AR : Certes, mais ce trône de grâce est également accessible à la fois dans l’écoute de la Parole de Dieu et dans le partage du pain consacré où le Ressuscité est réellement présent, comme il l’a dit aux disciples, dans son mémorial pascal. L’apôtre Pierre l’évoque bien : « Vous-mêmes comme pierres vivantes, prêtez-vous à l’édification d’un édifice spirituel pour un sacerdoce saint en vue d’offrir des sacrifices spirituels agréables à Dieu par Jésus Christ » (1 Pierre 2,5). Paul dit aussi : « Je recommande donc avant tout qu’on fasse des demandes, des prières, des supplications, des actions de grâces pour tous les hommes. C’est ce qui plaît à Dieu notre sauveur » (1 Timothée 4) Les chrétiens qui prient les uns pour les autres ne remettent pas en cause l’unique médiation de Jésus Christ, et les saints du ciel qui intercèdent pour nous ne sont pas en contradiction avec ce passage, puisque toute prière au ciel et sur terre est en Jésus Christ et par lui, seul médiateur et grand-prêtre. Les saints connus sont simplement des exemples à suivre, des reflets de la sainteté de Dieu.

S : Je voudrais revenir sur une différence de compréhension entre nous par rapport au salut que Dieu nous a octroyé par son Fils Jésus Christ. Nous, évangéliques estimons que ce salut nous est déjà acquis. Nous pensons que dès que quelqu’un reconnaît Jésus comme son sauveur personnel, il est aussitôt justifié (Romains 5,9). Cette nouvelle condition d’être humain sauvé est acquise dès que quelqu’un accepte de naître de nouveau. C’est la foi qui est primordiale, pas les œuvres. Les catholiques donnent trop d’importance aux œuvres. Nous ne pouvons être les auteurs de notre salut !

AR : en effet, là où nous sommes d’accord, c’est que le salut nous est donné, c’est un processus de vie qui commence par la justification par la foi et par le baptême, nouvelle naissance. Cependant, après la justification par la foi, il est tout de même nécessaire de mettre en œuvre ce que l’on croit. Les œuvres, c’est la traduction concrète de ce que l’on estime essentiel, et cela a aussi son importance ! Paul ne dit pas autre chose quand il montre que la foi seule ne peut pas justifier : « Ce ne sont pas en effet ceux qui écoutent la loi qui sont justes devant Dieu, car seront justifiés seulement ceux qui la mettent en pratique ! » (Romains 2,13). Encore dans Tite 3,14 : « Les nôtres apprennent à produire de bonnes œuvres de manière à subvenir aux besoins urgents afin qu’ils ne soient pas sans fruits ! ». Ce qui indique que les œuvres ont leur rôle à jouer en donnant des fruits, des résultats, car « la foi est agissante par la charité » (Galates 5,6)

S : les chrétiens évangéliques ne nient pas l’importance des œuvres bonnes, mais ils la considèrent simplement comme une conséquence du salut et non pas comme une condition préalable. Le salut est accompli par le sacrifice expiatoire de Jésus, car le don qu’il a fait de lui-même est suffisant. En recevant ce don avec foi, nous savons que nous sommes sauvés.

AR : certes, pourtant c’est bien sur les œuvres que nous serons jugés et que nous serons gratifiés par Dieu (1 Corinthiens 3,13 ; 1 Corinthiens 15, 10 ; Matthieu 5,29 ; Luc 14,13 ; Apocalypse 20,11  etc).

S : mais la seule chose qui compte, c’est de recevoir ce salut (Jean 1,12) pour naître de nouveau. Si nous recevons la grâce par la foi, alors nous avons le salut pour l’éternité (Ephésiens 2,8-9). Dieu nous l’offre gratuitement.

AR : oui, cependant, l’être humain étant ce qu’il est, même fortifié par la grâce, le salut peut devenir inopérant s’il n’y a aucune coopération avec la puissance transformante de Dieu. L’auteur de la lettre aux Hébreux (Hébreux 6, 4-8) en donne l’avertissement : « Certains ont été une fois éclairés et ont goûté au don du ciel, ayant part au Saint Esprit, et ils ont expérimenté combien la Parole de Dieu est bienfaisante, ils ont fait l’expérience des forces du monde à venir. Pourtant ils se sont détournés de la foi et ne peuvent être amenés de nouveau à changer de vie car ils crucifient le Fils de Dieu pour leur propre compte et ils le déshonorent publiquement. Lorsqu’une terre arrosée par des pluies produit des plantes utiles à ceux pour qui on la cultive, Dieu la bénit. Mais si elle ne donne que des buissons d’épines et des chardons, elle ne vaut rien, elle ne tardera pas à être maudite, on finira par y mettre le feu ! »

Paul évoque dans le même sens ceux qui « se sont écartés d’une conscience droite au point que leur foi a fait naufrage » (1 Tite 1,19). Car, dit-il : « nous sommes créés en Jésus Christ pour des œuvres bonnes que Dieu a préparées d’avance afin que nous les pratiquions » (Ephésiens 2,10).

S : ce qui unit les chrétiens, c’est de croire que Dieu nous offre son salut en Jésus Christ, et que le Saint Esprit agit dans nos vies pour les transformer. C’est seulement ainsi que le monde changera de visage. Il s’agit de déjouer les pièges du démon. Christ va revenir.

Abbé Alain René Arbez

 

Inscrivez-vous à l’Université de la solidarité !

UNIVERSITÉ DE LA SOLIDARITE ET DE LA DIACONIE

« Apprenons les uns des autres ! »

29-30 janvier 2019, Université de Fribourg

A l’Université de la solidarité et de la diaconie, les personnes en situation de pauvreté et vulnérabilité pourront partager leur expérience de vie sur le banc de l’Université de Fribourg, les 29 et 30 janvier 2019. « Apprendre les uns des autres », tel est le but de cette Université.

Ce lieu de réflexion et d’étude est ouvert à tous ceux qui se sentent appelés à se mettre au service des autres.

L’intervenant principal de cet espace de rencontres est Etienne Grieu, prêtre jésuite, qui travaille, depuis plusieurs années, sur la base d’entretiens avec des personnes marquées par de grandes précarités afin de revisiter des questions théologiques classiques. Pour préparer l’événement se sont associés tous les services « Solidarité » des diocèses et cantons de Suisse romande, le Centre Catholique Romand de Formations en Eglise (CCRFE), la Faculté de théologie de l’Université de Fribourg, la Plateforme Dignité et Développement, ATD-Quart Monde, les Sociétés Saint-Vincent-de-Paul, la Communauté Sant’Egidio, et les Caritas des cantons romands.

Cette Université de la diaconie s’adresse aux personnes en précarité, aux agents pastoraux, permanents ou bénévoles, aux partenaires engagés dans la diaconie, aux étudiants, aux enseignants et à toute personne prête à entrer en dialogue, à écouter les témoignages des uns et des autres, afin d’ouvrir ensemble des pistes de communion selon La joie de l’Evangile, titre de la première exhortation apostolique du pape François.

>> Plus d’informations: unisolidarite.org

Incendie église du Sacré-Coeur: Messes de la communauté catholique de langue espagnole (PCLE) au Christ-Roi et à Saint-Martin

Suite à l’incendie qui a ravagé l’église du Sacré-Cœur en juillet dernier, la communauté catholique de langue espagnole (PCLE) a dû chercher de nouveaux locaux pour ses célébrations et ses activités. Après avoir trouvé provisoirement « asile » auprès de la communauté catholique de langue italienne, à la Paroisse de Santa Margherita (Eaux-Vives), la mission linguistique hispanophone sera accueillie par l’Unité pastorale du Plateau à partir de cette fin de semaine.

Les responsables des paroisses du Christ-Roi (Petit-Lancy) et de Saint-Martin (Onex) ont en effet répondu favorablement à une demande en ce sens du Vicaire épiscopal, l’abbé Pascal Desthieux. Pour plus d’informations sur les horaires des messes en langue espagnole : https://pcle.ch/

L’Eglise du Christ Roi accueillera également l’Adoration eucharistique organisée par la paroisse de langue espagnole les dimanches de 17h30 à 18h30.

Enfin, pour rappel, les messes des jeunes (L’Energie de la foi) qui avaient lieu également au Sacré-Cœur sont désormais célébrées tous les dimanches en l’église Saint-Boniface (Plainpalais) à 19h30.

Un immense merci à toutes les personnes et communautés qui se sont mobilisées pour offrir hospitalité à la communauté catholique de langue espagnole !

Avec mes salutations fraternelles,

Abbé Pascal Desthieux

Révélation : une expérience impossible ? Conférence de Jean-Luc Marion – 25 septembre

Conférence de Jean-Luc Marion: «Que signifie le concept de Révélation?» Mardi 25 septembre, 18h15 Uni Bastions, Aula B 106. Entrée libre.

La Faculté de théologie de notre alma mater accueille, cet automne,  Jean-Luc Marion, de l’Académie française, professeur honoraire à l’Université Paris-IV Panthéon Sorbonne, professeur à l’Université de Chicago, pour un cours de théologie catholique et de philosophie, financé par l’Eglise catholique romaine (ECR), centré sur la signification du concept de Révélation.

Trois question au professeur Jean-Luc Marion

ECR : Vous qui enseignez à Paris et à Chicago, vous allez maintenant le faire dans la Cité de Calvin. Pour un catholique comme vous, cela a-t-il une saveur particulière ?

Jean-Luc Marion (JLM) : D’abord, c’est amusant. Je suis maintenant chez Calvin et c’est comme cela que je conçois l’œcuménisme. L’œcuménisme ne consiste pas à discuter sur les divisions passées, cela consiste à mettre en commun les ressources dont nous disposons chacun de notre côté pour affronter des problèmes qui nous sont communs. J’ai donc l’impression de faire de l’œcuménisme comme il se doit d’être fait.

ECR : Que  pourriez-vous dire à vos futurs étudiants sur le concept de révélation pour leur donner encore plus envie d’assister à votre cours ?

JLM : Je dirais qu’il n’y a rien de plus rationnel que l’explication d’un concept théologique de révélation. Je voudrais disqualifier l’opposition entre la révélation et la raison, entre la foi et la raison et surtout requalifier la révélation comme une expérience fondamentale de la phénoménalité, de l’apparition des phénomènes.

ECR: Genève se veut très laïque. Que pensez-vous de cette confrontation permanente entre laïcité et religion ?

JLM : Tout d’abord, vous vous vantez un peu d’être la ville la plus laïque du monde. Toutes celles dans lesquelles je suis passé se prétendent comme telles. Je tiens à vous rassurer, vous êtes dans la moyenne ! La classe politique est donc encore à l’école des Lumières selon l’idée que les religions étaient appelées à disparaître de l’espace public. Ce que découvrent, en étant stupéfaits, nos dirigeants, tous pays confondus, est qu’ils se trompent. L’Islam d’ailleurs sert à cela. Remercions nos amis musulmans d’avoir démontré un peu brutalement parfois que les religions – au pluriel un peu douteux – devaient disparaitre de l’espace public n’est pas une plaisanterie mais plutôt une énorme erreur. Qui plus est, c’est impossible. Partout dans le monde le phénomène religieux est en expansion. Il faudrait que les politiques l’admettent. Leur problème est d’arriver à maintenir la neutralité de l’Etat précisément parce que la société n’est pas neutre. Ceux qui croient ne pensent pas tous de la même manière et il en va de même pour ceux qui ne croient pas. Si l’on veut éviter des guerres civiles, l’Etat doit rester neutre religieusement, justement parce que la société est traversée par différents courants. Ce n’est pas en transformant la neutralité de l’Etat en interdiction de la religion dans la société que le problème sera réglé. Interdire les religions, ce n’est pas possible. Donc soyons réalistes, soyons vraiment politiques, pour une fois. Aidons les religions à vivre ensemble, faisons leur confiance car elles peuvent  faire beaucoup de choses que le pouvoir politique ne peut pas faire, notamment en terme de solidarité et de fraternité. Et surtout ne croyons pas que ce serait l’intérêt des nations de museler les religions. Car elles sont les alliées et non les adversaires de l’unité nationale. Le jour où les politiques comprendront cela, nous aurons fait un grand progrès. Evidemment, ils doivent cesser de raisonner tel qu’on leur a appris à Sciences Po, c’est-à-dire avec des schémas mentaux dépassés. Je sais bien que cela est polémique, peut-être grossier et injuste, mais il est nécessaire de le dire. Et finalement, le concept de laïcité ne devrait pas être employé !

Philosophe, membre de l’Académie française depuis 2008 et Chevalier de la Légion d’honneur, Jean-Luc Marion est professeur honoraire à l’Université Paris-IV Panthéon Sorbonne et professeur à l’Université de Chicago. Mondialement connu, il est l’un des plus grands philosophes chrétiens vivant.

L’enseignement qu’il proposera durant un semestre de cours en enseignement catholique à la Faculté de théologie de l’UNIGE se situera entre la théologie systématique et la philosophie, et traitera du concept de Révélation. Plus d’informations:  ici.

30 ans de l’AGORA: Mgr Gmür plaide pour l’accueil de l’étranger

Invité à l’occasion des 30 ans de l’Aumônerie genevoise œcuménique auprès de requérants d’asile et des réfugiés (AGORA), Mgr Felix Gmür, évêque de Bâle, a fermement défendu, le 10 septembre 2018, à Genève, l’engagement des Eglises en faveur de l’accueil de l’étranger, selon les paroles mêmes de Jésus.

Pour l’évêque de Bâle, la totalité des actions menées en faveur des requérants d’asile et des réfugiés trouve sa source dans le chapitre 25 de l’évangile selon saint Matthieu. “Le Christ ne nous dit pas: “J’étais étranger et vous avez créé des groupes de discussion, vous avez fait des propositions de lois, des arrêtés et des ordonnances puis enfin vous avez avancé des pistes de mise en oeuvre”. Il nous dit simplement: “J’étais étranger et vous m’avez accueilli”. Le Christ s’identifie à ceux et celles qui sont dans le besoin. Les actions que Jésus nous demande d’accomplir sont très concrètes.

Si le rôle de l’Eglise n’est pas de faire de la politique, elle ne doit pas rester cachée “dans la sacristie”, mais donner des critères afin que les fidèles puissent se forger leur propre opinion.”L’Eglise n’est pas un instrument pour discipliner les gens”. Bien au contraire, elle doit rester sur le qui-vive et s’opposer fermement au repli identitaire.

Non à l’exportation d’armes

“Il n’est pas juste de sacrifier des vies ailleurs pour sauver cinq mille postes dans l’industrie de l’armement”, s’indigne Félix Gmür. Lutter contre la décision du Conseil Fédéral permettant d’exporter des armes dans des pays en guerre civile est un exemple concret pour lequel le président élu de la Conférence des évêques suisses (CES) s’engage. “Un petit combat peut-être, mais de cette manière nous nous opposons aussi à la création de nouveaux réfugiés”. Le travail de l’AGORA est depuis trente ans, la matérialisation de la lutte et de l’engagement chrétien pour les personnes fuyant les conflit armés, relève l’évêque de Bâle.

Ne pas réduire le message évangélique à une morale

“L’asile est un lieu permettant de trouver, je l’espère, un peu de paix”, souligne Félix Gmür. Ce jubilé de l’AGORA lui permet de rappeler que le cœur du message chrétien réside dans ce souci de l’autre. “L’amour de Dieu et du prochain se conditionnent. L’un ne va pas sans l’autre”, affirme-t-il à l’assemblée réunie au Temple de Plainpalais, à Genève. Pourtant, les Eglises ont complexifié le message évangélique, jusqu’à parfois lui faire dire l’inverse de ce qu’il devrait. “Je mentionne ici les contre-témoignages d’un bon nombre de clercs ayant abusé de leur pouvoir pour maltraiter et violer, et de ceux partis faire la guerre au nom de la foi”, dénonce Félix Gmür. “Pour finir, nous oublions le message évangélique, au profit de la morale. Notre message semble si compliqué qu’il ne suscite plus d’intérêt”, regrette l’évêque. Qui conclut en rappelant que la foi chrétienne tire toute sa beauté du fait qu’elle est agissante et concrète.

Myriam Bettens pour cath.ch

Revivre après une séparation ou un divorce – 6 octobre

La séparation et le divorce causent toujours des souffrances considérables. Une relation brisée a un impact social et émotionnel très important et peut paraître irréversible. L’Eglise catholique à Genève a le souci d’accompagner ces vécus et souhaite proposer aux personnes concernées une offre spécifique, un chemin de guérison avec un espace de partage, de relecture spirituelle et de reconstruction de soi avec un parcours spécifique, ‘Revivre’. Lors d’une matinée ouverte à toutes et à tous, le samedi 6 octobre, la Pastorale Familiale vous invite à une présentation de ce parcours : à qui s’adresse-t-il ? En quoi consiste-il ? Comment se déroule-t-il ? L’étape suivante sera l’organisation d’un parcours ‘Revivre’ à Genève au printemps.

En Suisse romande, le parcours Revivre pour les personnes ayant vécu une séparation ou un divorce est déjà présent, mais à Genève il n’existe pas une telle proposition de la part de l’Eglise, observe Anne-Claire Rivollet, responsable de la Pastorale Familiale.

« Cette nouvelle proposition s’inscrit à la suite de l‘Exhortation post-synodale sur l’amour dans la famille Amoris laetitia (2016) et de la brochure « Divorcé (e) ? L’Eglise vous accueille » publiée en début d’année par l’ECR pour communiquer la volonté de l’Eglise catholique à Genève d’accompagner les personnes en situation de séparation ou de divorce.

Una matinée en octobre

« Avec l’association Alphalive, nous souhaitons proposer un chemin de guérison, de relecture de vie et un chemin spirituel pour les personnes blessées suite à une séparation ou un divorce. La matinée de présentation du cours que nous organisons le samedi 6 octobre est un préalable pour mesurer la demande et sonder les besoins. Cette matinée est ouverte à toutes et à tous : les personnes concernées bien sûr, mais également les prêtres et les agents pastoraux laïcs », précise Anne-Claire Rivollet.

Un parcours au printemps

Le parcours lui-même est prévu au printemps prochain. Il comporte en général sept soirées pour aborder plusieurs registres : témoignages, outils pour avancer, le pardon et la réconciliation, les questions juridiques ou les impacts sur les enfants et les proches. Sa particularité est d’être porté par des personnes qui ont elles-mêmes vécu une séparation ou un divorce. « C’est un élément important dans la dynamique du parcours », explique Pascal Dorsaz, responsable de la Pastorale des familles du canton de Vaud, qui a déjà organisé plusieurs parcours Revivre dans la région lausannoise.

Le parcours fait appel à des clés de lecture chrétiennes, à des experts externes et propose des moments de partage et de discussion en petits groupes.

« Lors de la dernière soirée, on mesure vraiment le chemin parcouru et ça me touche de voir ces personnes qui arrivent souvent démoralisées retrouver les raisons d’espérer et d’aller de l’avant », conclut Pascal Dorsaz.

Matinée d’information et de témoignages pour découvrir le parcours « Revivre » 

SAMEDI 6 OCTOBRE 2018 

Lieu:  Paroisse Saint-Pie-X

(Carrefour du Bouchet – 2, ch. du Coin-de-Terre 1219 Châtelaine – Parking à proximité)

Déroulement :

 9h00 – 9h30 : Accueil, café

9h30 – 10h15 : REVIVRE, un chemin de guérison au coeur de la souffrance : témoignages

10h15 -10h45 : Pause

10h45 -11h30 : Présentation du parcours REVIVRE

11h30 -12h30 : Information sur l‘organisation pratique des soirées

Echange et questions avec les participants

Organisé par : Pastorale familiale GE ete comité REVIVRE

Contact :pastorale.familiale-ge@cath-ge.ch – 022 796 20 01

www.cours-revivre.ch

 

Fête des 30 ans de l’AGORA du 10 au 16 septembre 2018

L’Aumônerie Genevoise Œcuménique auprès des Requérants d’Asile et des réfugiés (AGORA) fête 30 ans d’engagements ! Voilà trois décennies que l’AGORA a été fondée par les trois Eglises chrétiennes historiques de Genève pour accueillir et accompagner les requérants d’asile et les réfugiés.

 

A l’occasion de cet anniversaire, l’AGORA organise une semaine de manifestations publiques du 10 au 16 septembre avec des conférences et  des cafés philosophiques. Parmi les intervenants, l’évêque de Bâle, Mgr Félix Gmür, la docteure en droit Anne-Cécile Leyvraz, la directrice d’Amnesty Suisse, Manon Schick, ou encore la professeure de théologie, Élisabeth Parmentier.

 

La semaine s’achèvera avec une journée festive le dimanche 16 septembre au Centre paroissial œcuménique de Meyrin. Au programme, une célébration œcuménique, un spectacle des Théopopettes et un apéritif dînatoire. A l’heure habituelle de la messe et du culte radiodiffusés (Espace 2 de 9h06 à 11h00), les auditeurs de la Radio Suisse romande pourront s’associer à cette matinée œcuménique.

Toutes les informations et le programme

En marche à vos côtés