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Groupe de chant grégorien à Saint-Joseph

Depuis plus de 4 ans déjà, Marie Frachebourg vient depuis Saint-Maurice à Genève, pour transmettre – avec joie et enthousiasme – la beauté du chant grégorien. Dans la constitution sur la liturgie promulgué par le concile Vatican II nous lisons «« L’Église reconnaît dans le chant grégorien le chant propre de la liturgie romaine c’est donc lui qui, dans les actions liturgiques, toutes choses égales d’ailleurs, doit occuper la première place (… ) »[1]. 
Ainsi un groupe d’une dizaine de personne se forme au chant grégorien, à la psalmodie et à la découverte historique et culturelle du patrimoine musicale grégorien. Rappelons ici ce qu’a dit le Concile Vatican II sur le chant grégorien : « On veillera cependant à ce que les fidèles puissent dire ou chanter ensemble, en langue latine, aussi les parties de l’ordinaire de la messe qui leur reviennent. »[2].
 
Bienvenus à tous ceux qui souhaitent rejoindre ce groupe de chant, dès le mardi 05 septembre à 19h30 à Saint-Joseph (Eaux-Vives), salle sous l’église.

Les cours sont animés par Marie Frachebourg, musicienne de formation.

Les cours on lieu le mardi soir sauf pendant les vacances scolaires.

Côtisation annuelle : 150 CHF ou 10 CHF par cours.

Pout toutes questions ou informations, contacter Marie Frachebourg au 079 655 88 56 ou par email

 

1 Sacrosantum concilium n° 116.
2 Sacrosantum concilium, n° 54.

« En quête de sens, d’identité de Dieu ? » Inscrivez-vous à la prochaine volée de l’AOT

La prochaine volée de l’AOT sur le thème « EN QUÊTE DE SENS, D’IDENTITÉ… DE DIEU ? » débutera en septembre 2017 et se clôturera en juin 2019.

Formation théologique ouverte à toutes et tous de septembre 2017 à juin 2019

L’état actuel du monde et son avenir nous laissent souvent dans la perplexité et l’impuissance. L’absence de sens, le besoin d’identité suscitent des comportements de fuite, de désespoir, voire de fanatisme. Les idéaux qui pourraient guider nos choix ne tiennent pas leurs promesses. Le sens que nous donnons à notre vie s’en trouve perturbé. Tiraillés entre origine familiale et statut social, appartenance religieuse et activités professionnelles, en recherche d’une identité jamais achevée, toujours en devenir, nous sommes confrontés à des questions qui nous bousculent : Comment donner un sens à notre vie ? Où se trouvent nos racines, nos appartenances ? Comment participer à la construction du sens dans un monde désorienté ? Comment le mystère de notre humanité se laisse-t-il éclairer par le mystère de Dieu ? Pendant les deux ans que dure le parcours de l’Atelier Œcuménique de Théologie, nous aurons la possibilité d’approfondir ces questions, de nous mettre à l’écoute du texte biblique qui ne cesse d’interroger et d’éclairer l’existence, de découvrir la réflexion de théologiens et de penseurs qui ont marqué l’histoire. Nous n’allons pas trouver de recettes, ni de réponses toutes faites ; il se peut même qu’au bout du chemin nous attendent plus de question encore ! Mais nous aurons cheminé ensemble, mêlant nos convictions et nos doutes, nos histoires et nos identités diverses, pour nous confronter ensemble à ce Dieu de la Bible, venu habiter au cœur de nos questions humaines.

L’équipe d’enseignants

 

Notre-Père : l’essentiel est de prier ensemble

La Conférence des évêques suisses CES a accepté de repousser à Pâques 2018 l’entrée en vigueur d’une modification dans la traduction française du Notre-Père, et non plus au début de l’Avent 2017 comme précédemment annoncé (en lien avec la France et d’autres pays francophones). Les autres Églises chrétiennes suisses d’expression française se déclarent soulagées : cela permettra à chacune d’entre elles de consulter ses instances décisionnelles dans l’espoir de se rallier à cette modification du texte de la prière universelle. Dans un esprit de communion œcuménique, les trois Églises nationales de Suisse pourraient ainsi introduire ensemble cette nouvelle version dans leur liturgie, car l’essentiel est de prier ensemble !

communiqué de presse

L’Assemblée générale de l’ECR approuve les comptes 2016

Une trentaine de personnes ont participé le 7 juin dans les locaux du Cénacle à l’Assemblée générale de l’ECR – Genève. Les membres ont approuvés les comptes 2016 à l’unanimité.

Une année en demie- teinte

En 2016, l’ECR a enregistré un résultat final bénéficiaire à hauteur de CHF 1,7 Mios. Mais, pour le dire avec les couleurs, derrière ce rassurant chiffre noir se cache une réalité moins rose et qui vire au rouge.

En effet, 2016 a été une année en demi-teinte pour les finances de l‘ECR, selon le rapport de gestion présenté par le Secrétaire général Dominique Pittet. L’équilibre financier avant résultat extraordinaire n’a pas pu être atteint, notamment à cause d’une baisse significative du revenu des campagnes d’appel au don (- 15%) et d’un recentrage demandé par l’Assemblée générale des engagements financiers et placements.

Le résultat d’exploitation et hors exploitation est certes proche de l’équilibre (CHF – 168’000), mais dans le détail moins favorable que l’an passé car il est obtenu en comptabilisant le don d’une fondation (CHF 1,2 Mios sur plusieurs années) dans les résultats des opérations courantes contrairement à l’an passé où il l’était dans les produits extraordinaires, a détaillé le Secrétaire général

Enfin, si le résultat final est largement positif c’est aussi grâce à des produits extraordinaires élevés, consécutifs principalement à l’aliénation d’un bien immobilier et à la dissolution de fonds affectés, a expliqué Monsieur Pittet.

Fragilité des sources de financement

  1. Pittet a donc souligné la fragilité des sources de financement de l’ECR, qui ne reçoit aucune subvention, ni de l’État, ni du Vatican et qui doit faire appel à un ensemble de vecteurs (le soutien des paroisses, la solidarité des donateurs, la gestion des produits immobiliers et financiers…) pour continuer à répondre aux demandes des catholiques avec la même présence et assurer les salaires de quelques 60 prêtres, 40 agents pastoraux laïcs et une quinzaine d’employés administratifs.

Rapport du Comité,

Madame Béatrix Leroy Jeandin, présidente de l’ECR a remercié les paroisses de leur solidarité et rappelé combien elle est importante pour les finances de l’ECR (env. 600.000 en 2016).

En présentant le rapport du Comité de l’ECR, elle a décrit les changements intervenus au sein de la Communication de l’ECR. Lors de la dernière Assemblée générale, en novembre 2016, la présidente avait annoncé le départ de Madame Guylaine Antille, responsable de la communication de notre Eglise pendant presque dix ans. Ce départ a entrainé un changement d’organisation au niveau de la communication. Le service s’appelle désormais « Développement et Communication ». M. Geoffroy de Clavière, tout en restant en charge des rapports avec les donateurs, en est le responsable. Mme Silvana Bassetti a assumé la responsabilité de l’information, Mme Sabine Mongein, arrivée en mai, celle de la levée de fonds, et Mme Pamela Séchaud, engagée en mars, est la nouvelle répondante pour la communication digitale (Internet et réseaux sociaux).

La présidente a rappelé les activités de ce Service pour rendre visible l’ECR, avec notamment l’organisation des Rendez-vous cinéma de l’ECR IL EST UNE FOI (3-7mai aux Cinémas du Grütli), la projection du film « Le Pape François » (16 mars à l’Auditorium Arditi), ou encore avec la pose des premières mosaïques du Chemin de Joie à la Basilique Notre-Dame (le 27 avril). Ce Service est également en charge des publications de l’ECR (Courrier Pastoral, l’ECR Info), de sa présence sur le Web, ainsi que des campagnes et des activités de recherche de fonds.

Un Vicaire épiscopal à 100%

Madame Leroy Jeandin a enfin remarqué qu’il y a un an, l’abbé Pascal Desthieux participait à sa première Assemblée Générale de l’ECR. Il était nommé à 50% en tant que Vicaire épiscopal, mais dès le 1er septembre 2017 l’Eglise genevoise aura un Vicaire épiscopal à plein temps, puisque l’abbé Desthieux a été nommé à 100% par Mgr Charles Morerod.

Informations du Conseil Pastoral Cantonal 

Le Vicaire épiscopal et son adjoint Michel Colin ont présenté quelques informations du Conseil Pastoral cantonal (CPC). Dès cet automne, le CPC entamera l’exploration des prochains objectifs pastoraux 2018-2022. Il s’agira des premiers objectifs conçus avec le nouveau Vicaire épiscopal, a relevé Michel Colin.

L’abbé Pascal Desthieux a expliqué combien il se réjouit d’avoir bientôt plus de temps pour l’Eglise à Genève, grâce à sa nomination à 100%. Isabelle Nielsen sera sa nouvelle adjointe, aux côtés de Michel Colin, a-t-il rappelé. Au cours de cette première année en tant que Vicaire épiscopal, il a visité toutes les équipes pastorales et tous les services pour rencontrer les acteurs principaux de la pastorale à Genève. Il a ensuite annoncé que la rentrée pastorale est prévue le 19 septembre et qu’à cette occasion les différents services de la pastorale catégorielle de l’ECR se présenteront aux Unités Pastorales. Enfin une session pastorale réunira en novembre près d’Annecy tous les prêtres et agents pastoraux laïcs du Canton.

Élections et réélection à l’AG et au comité

L’Assemblée a par la suite procédé à l’élection ou à la réélection de ses membres et ceux du Comité.

La présidente a ainsi remercié les membres sortants de l’Assemblée, M. Olivier Antille (Bernex), Bernard Falcetti (Grand-Lancy), M. Otto Gisler (Up Plateau), Mme Monika Storni (Up Jura), M. Richard Tschopp (Vésenaz) M. Olivier Vaucher (Saint-Pau) et M. Bernard Vollerin (Comité ECR).

L’Assemblée générale de l’ECR a par ailleurs renouvelé les mandats de : Jean-Philippe Babel (Paroisses De Saint-Julien Et Visitation), Maya Cramer (Paroisse De Saint-Joseph), Geneviève Edwards (Paroisse De Choulex-Vandoeuvres), Stéphane Esposito (Unité Pastorale Salève), Alessandro Giuliano (Mission Catholique Italienne), Sandra Golay (Paroisse De Sainte-Clotilde), Carlos Hans-Moëvi (Comité Ecr), Carmen Morath (Paroisse De Sainte-Croix),  Marie-Claire Pasini (Paroisse Du Christ-Roi).

Elle a également nommé les nouveaux membres suivants : Maria Bezençon (Paroisse De Collex-Bossy), Philippe Candolfi (Paroisse De Bernex), François Delalande (Paroisse De Saint-Paul),  David Fabri (Paroisse De Vésenaz), Gabrielle Pervengher (Paroisse Du Grand-Lancy). Les membres de l’Assemblée ont enfin accepté le changement de représentation de M. Marc Mandosse de la paroisse Saint-Loup – Sainte-Rita.

La date de la prochaine Assemblée générale est fixée au mercredi 29 novembre 2017.

Le Vatican consulte les jeunes : participez !

Le 14 juin 2017 le Vatican a lancé une grande consultation pour les 16-29 ans du monde entier en vue du Synode d’octobre 2018 sur le thème «les jeunes, la foi et le discernement vocationnel». Ce questionnaire en cinq langues est en ligne sur le site du Saint-Siège. Tous les jeunes croyants, en recherche, ou athées sont invités à participer jusqu’au 30 novembre 2017.

Les questions sondent les jeunes sur la perception de leur identité, leurs aspirations, leur rapport à la religion, à la foi et à l’institution ecclésiale.

« L’objectif de cette enquête – qui s’adresse aux jeunes du monde entier ayant entre 16 et 29 ans – est celui de te donner l’opportunité de faire entendre ta voix, de t’exprimer, de raconter qui tu es et ce que tu veux faire connaître de toi », affirme le site.

Lien vers le sondage : https://survey-synod2018.glauco.it/limesurvey/index.php/147718

tumbadora

Retour sur Tumbadora, une belle opération musicale

Nous étions une trentaine de participants dans le temple de Montbrillant, bénévoles, équipe technique d’Ex&Co. Impatients et curieux ! Une heure de musique et d’improvisation. Des visages radieux. C’est gagné ! la joie ne se fabrique, elle est donnée! La musique a crée des liens entre les participants qui, pour beaucoup, ne se connaissaient pas. De rencontre en rencontre jusqu’au mois de mars 2017, nous avons créer notre spectacle d’un bout à l’autre. Nous ne cherchions ni la perfection, ni le succès, nous désirions simplement passer du bon temps ensemble, participer à la fête de la vie et donner le meilleur de nous-mêmes.

Découvrez ou redécouvrez cette belle aventure sur notre site www.cophproj.net

 

Tumbadora – Episode 9 – captation_1 from cophproj on Vimeo.

 

Tumbadora – Episode 2 video from cophproj on Vimeo.

 

Tumbadora-episode 3 video from cophproj on Vimeo.

 

Tumbadora episode 4 from cophproj on Vimeo.

 

Tumbadora – Episode 5 from cophproj on Vimeo.

 

Tumbadora – Episode 6 from cophproj on Vimeo.

 

Tumbadora – Episode 7 from cophproj on Vimeo.

 

Tumbadora – Episode 8(1) from cophproj on Vimeo.

 

Tumbadora – Episode 9 – captation_1 from cophproj on Vimeo.

Remise de certificat de l'AOT

AOT : Cérémonie de remise des certificats

Remise de certificat de l'AOT

Cérémonie de remise des « certificats de participation» samedi 10 juin 2017 pour les participants à la 22ème volée de l’Atelier Œcuménique de Théologie (AOT).

Accueillis par Centre Paroissial Œcuménique de Meyrin (CPOM), les environ 80 «AOT-istes » de la volée 2016-17 ont reçu de la part de la présidente Anne Carron leur attestation de participation  à ce parcours de formation et de réflexion théologique de deux ans. Thème de la volée,  «De l’éphémère de l’existence à la joie d’exister : le présent de Dieu ». Joie, applaudissements, émotions et beaucoup de rires ont ponctué cette cérémonie informelle, suivie d’une fête.  

La 22ème volée est terminée, vive la 23ème volée. De septembre 2017 à juin 2019, l’AOT propose un nouveau parcours de formation sur le thème : « En quête de sens, d’identité… de Dieu ? ». La participation ne requiert aucune formation préalable et les inscriptions sont ouvertes!

Rendez vous sur aotge.ch

les jardins potager de Montbrillant

Des jardins de vie poussent à Montbrillant

Un projet œcuménique de potager urbain est né ce printemps autour du Temple de Montbrillant, à Genève. Plusieurs communautés s’y impliquent. « Différents acteurs, cabossés de la vie, fatigués de pleurer, de vivre des injustices, les jardiniers de la Ville sans oublier les anciens de la paroisse ont un mot à dire, des rêves et des intelligences se retrouvent », témoigne Inès Calstas, coordinatrice du pôle solidarités de l’Eglise catholique romaine. « Ecouter la nature nous parler de Dieu, l’écouter avec nos yeux, nos oreilles, notre cœur change notre attitude vis-à-vis d’elle », écrit Anne-Christine Menu, pasteur de l’EPG (Eglise protestante de Genève). Elles partagent avec nous les premiers fruits de cette belle expérience. Cultiver un jardin nous relie à la Création toute entière. Au contact de la terre qui accueille les semences et les nourrit, les liens se tissent, les blessures s’apaisent, la vie pousse.

 

Potagers urbains ? Jardins partagés ? Ou l’art des temps ? Un projet œcuménique qui naît autour du Temple de Montbrillant. La Pastorale des Milieux ouverts (PMo), cette jeune pastorale de l’Eglise catholique de Genève, fait depuis le commencement équipe avec les personnes qui vivent l’exclusion et la misère au quotidien. Ce sont elles qui sont les « expertes », qui ont le savoir-faire et qui veulent avant tout le changement.

Un temps pour rêver…

Tous ceux qui constituent la PMo ont beaucoup à donner à notre société. Nous travaillons essentiellement en réseau. Pour Pâques 2016, nous avons participé à la création des potagers urbains du parc des Franchises. Deux journées de travail avec des voisins, des personnes de l’Hospice Général, de différentes associations du quartier, des différents responsables de la Ville et l’Etat de Genève et nous !

Moussa, Geza, Abou, Mansour, Alin, Vasile, Cosmin et Soulai, ont voulu travailler bénévolement dans ce projet. Et ils ont épaté les différents acteurs sociaux avec leur force de travail, leur humour et leur savoir-faire.

A la fin de la première matinée de travail, Moussa est venu vers moi, et il m’a dit : « Tu sais Inès ; hier je sentais que mes problèmes m’écrasaient et je croyais qu’ils étaient insurmontables. Maintenant, je sens que je peux faire face. On doit mettre des jardins potagers dans tout Genève, Inès ! »

Son enthousiasme était contagieux ! La racine de ce mot, a pris, à ce moment-là tout son sens, Dieu était avec nous, nous habitait, une vraie fête de Pâques dans nos cœurs et en plein milieu de la ville, loin du regard indiscret des autres : « la mort n’a plus son dernier mot, la vie est plus forte ! » Je me suis promise de faire « mon nécessaire » pour que des potagers urbains fleurissent au moins autour de paroisses. La patience s’apprend et il y a un temps pour tout.

Un temps de rencontre

Quelques mois après, presque à Noël… j’ai rencontré Anne-Christine Menu, pasteure de l’EPG … Notre enthousiasme devient contagieux. Très rapidement la paroisse de Montbrillant est partante pour accueillir ce rêve, les membres de la COPH1 et de la COSMG2 s’approprient de cette aventure ! En quelques mois, une belle équipe se forme. Différents acteurs, cabossés de la vie, fatigués de pleurer, de vivre des injustices, les jardiniers de la Ville sans oublier les anciens de la paroisse ont un mot à dire, des rêves et des intelligences se retrouvent.

Et des petits clins de Dieu ont lieu. Julien, Béni, Sarah, Geza, Abdoulaye et Ababacar attendent la livraison qui vient du Valais pour construire les bacs potagers. Et à la surprise de tous, Abdel descend rapidement de la camionnette se jette dans les bras de Béni pour le saluer ! Les deux se sont connus dans le pèlerinage à Rome ! Ils avaient imaginé de travailler ensemble autour du recyclage, et maintenant ils se rencontrent autour d’un jardin qui pousse !

Le temps de la réalisation

Une célébration œcuménique ouvre le commencement, le dimanche 5 mars, un cerisier est planté. Deux semaines après des framboisiers, un mois après des potagers en carré se construisent, et le 28 avril autour d’un repas festif, nous avons préparé un bout de terrain qui accueillera la prairie fleurie. Les bacs ont commencé à se remplir, des fraisiers, de la menthe et des oignons sortent de terre. Les tomates attendront patiemment au chaud une autre journée de travail.

Inès Calstas

 1 Communauté Oecuménique des Personnes handicapées et leurs familles
 2 Communauté Œcuménique des Sourds et Malentendants de Genève

Cultiver en ville… l’idée d’un jardin potager urbain autour des temples et des églises s’inspire du film ‘Demain’ qui a enthousiasmé un grand nombre de personnes et redonné l’espoir que nous ne sommes pas si impuissants que cela face à la destruction de la planète. Mais cette idée porte en elle aussi une longue réflexion dans nos Eglises sur notre lien à la Création.

Aimés de façon inconditionnelle par Dieu, nous sommes invités à être co-auteurs non seulement de notre vie, mais aussi de l’avenir de la Création. Il nous a instauré « Jardiniers de la Création ». Il nous a confié son œuvre. Nous devons revoir notre théologie et relier le texte biblique de la Création au paradigme de la joie de Dieu dans sa Création.

Ecouter la nature nous parler de Dieu, l’écouter avec nos yeux, nos oreilles, notre cœur change notre attitude vis-à-vis d’elle. Il s’agit de la respecter et de s’engager jour après jour pour sa sauvegarde.

Cela rejoint l’encyclique du Pape François « Laudato si », qui nous invite à plus d’engagement écologique ; et aussi les oeuvres d’entraides Pain pour le prochain et Action de Carême, qui nous ouvrent les yeux chaque année sur l’impact écologique de notre manière de consommer et donnent des pistes concrètes pour amorcer des changements.

Mais cette réflexion et cet engagement dans nos Eglises ne datent pas d’hier. Dans les années 70 déjà, Lukas Vischer, pasteur à Genève, alertait le Conseil œcuménique des Eglises des conséquences désastreuses de notre manière de consommer sur le climat et la justice sociale. Et c’est à cette époque qu’a été créée l’association OEKU, Eglise et environnement.

Il est devenu clair pour nombre de théologiens et penseurs que la crise écologique actuelle est d’abord une crise spirituelle. Avoir perdu à ce point le lien avec la terre, avoir réduit le monde animal et végétal à de la marchandise, c’est avoir nié le principe même de vie qui nous traverse et nous nourrit. Nos Eglises possèdent des terrains autour des bâtiments. Mais ces derniers ne laissent pas beaucoup de place à la nature : le gazon coupé ras est « stérile », fleurs, plantes sauvages et insectes y sont rares. D’où l’idée de valoriser ces terrains en créant des potagers urbains et en favorisant la biodiversité.

Modestes, ces actions répondent toutefois non seulement à un besoin de nature en ville de nos contemporains, mais permettent aussi d’aller à leur rencontre, eux qui n’entrent plus dans nos églises. Le jardin devient un lieu de partage et de témoignage : partage de son savoir-faire, de compétences, d’amitié, de passion, création de nouveaux liens communautaires, inclusifs et sociaux. Lieu de témoignage de notre foi aussi, car nous le faisons parce que Dieu nous a confié sa création afin que nous en prenions soin.

Cultiver autour des églises, ce n’est pas nouveau. La tradition monastique en a une longue expérience. Mais dans l’agitation de notre société, nous avons perdu le sens des saisons et de la patience, de la lenteur et de la confiance. Cultiver un jardin nous relie à la Création toute entière. Nous réalisons à quel point nous en sommes dépendants et à quel point il est important de la préserver. Dans cette lenteur germe l’espérance et un sentiment de joie profond : nous nous ouvrons à l’émerveillement.

Nous commençons une expérience de jardin potager urbain autour du temple de Montbrillant. Cet espace abrite plusieurs communautés, la paroisse protestante de Montbrillant, celle œcuménique des sourds et malentendants et celle œcuménique des personnes handicapées et leur famille, ainsi que la mission d’Inès Calstas auprès des personnes en situation d’exclusion. Autour du temple, le terrain est vaste et propice au développement d’un jardin potager. L’arrivée d’eau à proximité est un élément essentiel. Une équipe s’est mise en route, avec des représentants des différentes communautés et des personnes en situation d’exclusion. Les idées fusent, les yeux brillent, la joie est communicative.

Nous communiquons avec WhatsApp, échangeons les photos de nos semis qui poussent, bientôt prêts pour le jardin, se rappelons qu’il faut arroser… c’est chaque fois un plaisir de se lire et de découvrir les talents de chacun. C’est un peu de vitamines dans notre quotidien.

Rêves partagés, prospectives sur le terrain, échanges avec les jardiniers de la ville qui s’occupent des platebandes, négociations avec certains paroissiens attachés à leurs plantes… nous entrons dans le vif du sujet.

Anne-Christine Menu

Au service des personnes handicapées à Lourdes

Du samedi 15 juillet au samedi 22 juillet 2017
Jeunes dès 16 ans – Pélé d’été de la Suisse romande à Lourdes

LES JEUNES DE LOURDES
Le groupe des Jeunes de Lourdes se met au service des pèlerins malades ou avec handicap se rendant au pèlerinage d’été de la Suisse romande à Lourdes. La majeure partie des activités se fait donc en commun avec ces pèlerins, qui logent à l’Accueil à Lourdes. De plus, nous prenons en charge l’animation musicale de plusieurs célébrations du pélé (chants, instruments). A côté de certains temps forts vécus chaque jour avec l’ensemble des pèlerins, nous avons aussi un programme et des activités propres (réflexions, célébrations, détente).
Le groupe est ouvert aux jeunes dès 16 ans. Une équipe d’animation composée de jeunes, de prêtres et de laïcs accompagne les participants.

LOGEMENT – MAISON ST-PIERRE ET ST-PAUL
Logement dans une grande maison à la sortie des sanctuaires. Chambres pour 2 à 4 personnes.

VOYAGE EN CAR
Départ le samedi 15 juillet 2017 au soir. Prévoir un pique-nique pour le samedi soir. Retour le samedi 22 juillet 2017 dans la matinée. Départs et retours : Sierre – Sion – Martigny – Monthey – Lausanne – Genève

PRIX
450.- (assurance rapatriement comprise)

RENSEIGNEMENTS
Abbé Pierre-Yves PRALONG
pypralong@gmail.com
+41 (0)79 789 31 92
jeunesdelourdes.ch
Facebook

 

DÉLAI D’INSCRIPTION
LE 10 JUIN 2017
S’inscrire ici

Abbé Pierre-Yves PRALONG, Rue de l’Eglise 5, 1870 Monthey

 

En marche à vos côtés