Diocèse: Montée vers Pâques 2018

 
Les pastorales des familles du diocèse LGF -Vaud – Neuchâtel- Genève ont invité les familles à  la montée vers Pâques 2018. Du 29 mars au 1 avril plusieurs familles se retrouvent ainsi au domaine de Monteret, près de St-Cergue pour vivre les 3 jours du Ressuscité et partager cette expérience avec d’autres. Le thème de cette rencontre est « S’ouvrir à l’inespéré ». 
L’abbé Pascal Desthieux, vicaire épiscopal à Genève , est présent et préside les célébrations.
 

Le pèlerinage d’été à Lourdes lance son nouveau site

L’Association du pèlerinage d’été de la Suisse romande à Lourde (APESRL) a lancé son nouveau site internet. Pratique et simple d’accès, le nouveau site a été pensé comme une plateforme où les pèlerins et les curieux trouveront l’essentiel des informations relatives au pèlerinage d’été.

Rendez-vous donc sur http://pele-ete-lourdes.ch/

Avec pour thème « Faites tout ce qu’il vous dira », le pèlerinage d’été se déroulera du 15 au 21 juillet 2018, sous la présidence de Mgr Jean-Marie Lovey, évêque de Sion.

Les inscriptions sont ouvertes !

Le site :

La page d’accueil met en avant les galeries photo, l’inscription en ligne au pèlerinage et les informations publiées sur le site. Trois rubriques incontournables qui permettront aux Romands de rester en lien avec leur pèlerinage d’été. Donner à voir, informer et faciliter l’accès au pèlerinage à ceux qui se rendent à Lourdes au mois de juillet, tel est l’objectif du site.

La newsletter (sur inscription) relaiera les informations diffusées sur le site, la rubrique des téléchargements permettra de se procurer des documents relatifs au pèlerinage. Un coup d’oeil sur les liens utiles vous donnera accès aux sites d’actualité religieuse, aux sites des diocèses et des vicariats romands. Ceux qui le souhaitent pourront soutenir le pèlerinage en faisant un don.

Un carrefour

Pensé comme un carrefour, le site permettra également aux membres du comité, aux prêtres et plus largement à l’organisation de communiquer avec les pèlerins. Les romands de Lourdes se tiendront informés mais ils trouveront aussi sur le site les homélies, des réflexions en lien avec la pastorale.

Le site reflète également la volonté de l’APESRL d’unifier le pèlerinage à l’échelle romande.

En janvier 2017, sous l’impulsion de la Conférence des ordinaires de la Suisse romande (COR), la nouvelle Association a vu le jour. L’organisation a, entre autres, remplacé les sections cantonales par deux pôles : la pastorale et la coordination. On retrouve ces deux aspects de l’organisation sur le site.

Contact : Bernard Hallet – 078/615 74 98

Projet de loi sur la laïcité – Les Trois Eglises chrétiennes écrivent aux députés

Genève, le 20 mars 2018
 

Les Eglises catholique romaine, protestante et catholique chrétienne à Genève ont envoyé aujourd’hui une lettre aux députés du Grand Conseil pour leur faire part de leurs réflexions quant au Rapport de la Commission des Droits de l’Homme, et notamment au projet de loi sur la laïcité de l’Etat, qui sera présenté au parlement les prochains 22 et 23 mars.

Cette lettre a donné lieu à une conférence de presse des Églises cet après-midi à la cathédrale.

L’Abbé Desthieux (vicaire épiscopal de l’Eglise catholique romaine),  M. Fuchs (président de l’Eglise protestante de Genève) et M. Lanoy (curé de l’Eglise catholique chrétienne) ont pris la parole devant les journalistes. Ils ont salué « l’immense travail effectué par la Commission des Droits de l’Homme au cours de ces derniers mois ».

Après avoir  relevé que l’état d’esprit qui prévalait dans le groupe de travail piloté par M. Cuenod et repris dans la première version du projet de loi, a changé, ils ont soulevé quelques enjeux majeurs.

Concrètement, si la dernière version de la loi était adoptée sans changement par le Grand Conseil, la limitation dans le temps du prélèvement de la contribution, alors mise en place en remerciement des services rendus par les Églises, et l’introduction d’un droit permettant aux communes d’acquérir en priorité des biens des Églises lors de vente, péjorerait la situation des Églises chrétiennes à Genève. Églises qui rendent pourtant de précieux services à l’ensemble de la population.

 Lien vers la lettre adressée aux députés

Europe: terre d’écueil?

Le 10 mars dernier, la deuxième rencontre du cycle de conférences autour de la migration, organisé à Genève par l’Espace culturel François de Sales, a poursuivi sa réflexion sur le thème de la migration et de l’accueil. Nous publions avec plaisir le compte rendu de cette rencontre, paru sur le site de la revue jésuite choisir, associée à l’événement.

Des réfugiés, oui merci!

Les terribles images de migrants cherchant à traverser la Méditerranée sur des bateaux de fortune sont dans tous les esprits. Et l’impuissance de l’Europe à y apporter des réponses à la fois rationnelles et humaines aussi. Le public, nombreux, a pu se faire une idée du «naufrage» de la politique européenne en visionnant d’abord le percutant film de Gianfranco Rossi, Fuocoammare, Par-delà Lampedusa. Premier documentaire à avoir reçu l’Ours d’or du Festival de Berlin, en 2016, le film aborde la question des opérations de sauvetage en Méditerranée, de façon à la fois réaliste et poétique.

Un débat, modéré par frère Alexis Helg, de la Communauté de Saint-Jean, s’en est ensuite suivi, avec deux spécialistes des questions des droits de l’homme et des réfugiés: Jean-Marie Carrière sj, ancien directeur du Service jésuite des réfugiers Europe, chercheur au CERAS (Centre d’études et de recherches en action sociale) de Saint-Denis, et le politicien genevois Jean Ziegler, membre du Comité consultatif du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies.

Feu en mer

Fuocoammare signifie «Feu en mer», et c’est bien la mer le fil conducteur du documentaire. Celle qui nourrit, mais qui tue aussi. Le scénariste a pris le parti de juxtaposer des récits de sauvetages de migrants, en perdition sur la Méditerranée, et celui du quotidien d’un enfant, fils de pêcheur de la petite île italienne. Comme tous les enfants, celui-ci aime jouer à la guerre et courir sur les collines, se rend à l’école et dîne en famille. Mais il a un «oeil paresseux», le gauche -celui du cœur?-, qui est peut-être à l’origine de son mal de mer (un handicap pour un futur pêcheur) et de ses anxiétés…

Les habitants de l’île vivent leur vie simple et pas toujours facile, sans interactions manifestes avec les réfugiés. Gianfranco Rossi a la finesse de ne jamais jouer sur la corde de la culpabilité. Il montre juste ce qui est. Comme ces exilés qui se battent pour survivre, avec l’énergie et le courage… de l’espoir! «Il est risqué de ne pas prendre de risques, car la vie elle-même est un risque», dit un Nigérian. Ou comme ces garde-côtes dont les gestes apaisants sont remplis de respect, même quand ils fouillent les arrivants. Et il y a aussi ce médecin italien qui les soigne, bouleversé par ce qu’il voit: «Tout être humain a le devoir, s’il est humain, de secourir les autres… Tout ça te laisse avec la colère, comme un trou dedans.»

Entre compassion et raison

Mais que faire ensuite de tout ça? La discussion engendrée par le film a reflété la complexité des réponses à ces drames et la difficulté à trouver un accord entre nos valeurs et nos actes, entre notre cœur et notre raison.

Jean-Marie Carrière sj a souligné la peur comme facteur de non rencontre. Celle des citoyens inquiets par ces arrivées ressenties comme massives, déstabilisantes et dangereuses pour la survie de leur propre culture (voir l’article du sociologue allemand Hartmut Rosa, Aux racines de la crispation anti-migrants). Celle des politiques aussi, qui prennent des risques réels quand ils affichent des positions plus ouvertes et solidaires et qui optent trop souvent alors pour la frilosité. La chancelière allemande Angela Merkel a payé le prix fort de sa politique migratoire d’ouverture des frontières établie en août 2015, avec ce slogan: Wir schaffen das, «Nous allons y arriver». Réélue pour un quatrième mandat en septembre 2017, il lui a fallu accepter un durcissement de sa politique d’accueil, avec une limitation chiffrée du nombre de personnes accueillies pour raison humanitaire, pour trouver un accord de gouvernement. Ce n’est que le 12 mars que la chancelière allemande et ses partenaires de la CSU et du SPD ont officiellement ratifié leur contrat de coalition.

Un seul pays européen s’est vraiment démarqué, prenant courageusement du recul face à la «real politique», et c’est l’Italie. «Le devoir de sauver son prochain, fondement de notre humanité, a été honoré par ce pays, qui a pratiqué la miséricorde sans discourir», a déclaré l’ancien directeur du JRS Europe.

Jean Ziegler, pour sa part, a insisté sur le côté légal et humanitaire obligatoire de l’aide aux réfugiés. Nous célébrons en 2018 les 70 ans de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme. Or son article 14 stipule que toute personne a le droit de chercher asile dans un autre pays. Ne pas soutenir ces exilés relève donc, pour lui, d’un crime contre l’humanité.

«Nous assistons aujourd’hui à une baisse de l’application des droits humains en Europe. Il y a une ligne rouge à ne pas dépasser!» Nous devons tous, en tant que citoyen, nous élever contre son effacement. «C’est le principe même de l’évangélisation», a défendu avec verve ce militant infatigable des droits humains, qui a fait de sa vie un combat, sans jamais se démarquer du Chemin d’espérance. Car «il n’y a pas d’impuissance en démocratie.»

S’il ne fallait retenir qu’un seul message pour conclure, ce serait celui du jésuite français: cessons de voir les migrants comme des victimes uniquement et valorisons leur apport, afin que la Terre devienne réellement une «maison commune». Et de citer le psychiatre Jean-Claude Métraux, qui demande de ne plus voir les migrants comme des personnes porteuses de déficits, mais comme des sources de créativité, comme il l’a fait en avril passé dans choisir, avec son article Pour une thérapie de la reconnaissance.

Lucienne Bittar

 

 

Cérémonie du Souvenir pour les familles qui ont perdu un enfant 

Samedi 17 mars à 17h00
les aumôneries des HUG (Hôpitaux Universitaires de Genève) organisent avec les soignants une
 
Cérémonie destinée aux familles en deuil d’un enfant ou d’un prématuré.
 
Si cette cérémonie s’adresse bien sûr aux familles dont l’un des leurs est décédé aux HUG, elle est ouverte à toute personne qui aurait besoin de faire mémoire d’un enfant disparu.
 
Cette cérémonie n’est pas religieuse au sens où elle s’inscrirait dans une religion en particulier, mais elle se veut ouverte à toute personne, croyante ou non. La dimension spirituelle n’en n’est pas absente pour autant.
 
« Nous sommes une équipe pluridisciplinaire de la maternité et de la pédiatrie (médecins, infirmières, sages-femmes, aumôniers) qui préparons chaque année une cérémonie du souvenir en mémoire des enfants, nouveaux-nés, touts-petits, décédés bien trop tôt. Elle est destinée aux familles qui ont été touchées de plein fouet par la disparition prématurée de leur enfant, mais aussi  aux soignants qui ont accompagnés les patients et leurs proches.
 
Chacun, chacune, traverse le deuil à sa manière, avec ses ressources psychique, physique, sociale et spirituelle. Ce temps de mémoire communautaire est l’occasion de faire un pas, de marquer  par un geste symbolique le lien qui unit les proches, au-delà de la mort, avec un être que l’on a côtoyé pendant plusieurs années ou que l’on n’a pas eu le temps de connaître, mais que l’on a déjà rêvé et senti dans son ventre.
 
La symbolique forte des contes permet  aussi à chacun, quel que soit son âge, de puiser dans ce répertoire universel, une image, un mot, une histoire qui va l’accompagner sur son parcours de vie.
Cette année, nous avons choisi de donner un contour au souvenir, à l’aide d’un conte et de la symbolique de la colombe. Une manière de mettre en forme l’irreprésentable, ce qui aurait pu être mais ne sera pas, le goût d’inachevé que laisse un deuil prématuré.
 
Nous serons accompagnés par Alix Noble, conteuse, thanatologue et dotée d’une riche expérience professionnelle et personnelle. Le pianiste Guy François Leuenberger également compositeur et improvisateur mettra ses qualités musicales au service de ce temps du souvenir.
 
Alors, quel que soit votre cheminement, vous êtes bienvenu-e, seul-e , en couple, en famille ou avec des proches.
 
La cérémonie aura lieu le
Samedi 17 mars 2018, à 17h, aux Hôpitaux universitaires de Genève
Rue Gabrielle-Perret-Gentil 4, 1205 Genève
Salle Opéra, Niveau 0
 

Messe du pape François à Genève le 21 juin

Le pape François célébrera une messe à Genève lors de sa venue en Suisse, le 21 juin prochain à l’occasion du 70ème anniversaire du Conseil œcuménique des Eglises (COE). Les détails du séjour du Saint-Père ne sont pas encore disponibles, mais Mgr Charles Morerod, évêque de Lausanne, Genève et Fribourg, et président de la Conférence des évêques suisses, ainsi que le Vicaire épiscopal pour le canton de Genève, l’abbé Pascal Desthieux se réjouissent de la venue du Pape.

L’annonce officielle du voyage du pape François à Genève a été faite le 2 mars dernier lors d’une conférence de presse organisée au Vatican, en présence notamment du cardinal Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, et du pasteur Olav Fykse Tveit, secrétaire général du Conseil œcuménique des Églises.

D’autres informations suivront.

Plus que quelques places disponibles pour l’atelier « Gestion de conflits » en mai !

Le Service de la Formation à la Mission Ecclésiale ForME vous invite au cours de ces trois après-midis à :
• apprendre à repérer un conflit, le nommer et en découvrir les impacts,
• identifier les mécanismes relationnels en jeu,
• travailler sur des stratégies de gestion d’un conflit à la lumière de la Parole de Dieu.
 
Date : Les jeudis de 14h à 17h 3, 17 et 31 mai 2018
 
Avec : Anne Deshusses-Raemy et Isabelle Nielsen
 
Lieu : Salle paroissiale de Notre-Dame des Grâces, Grand-Lancy
 
Service de la Formation à la Mission Ecclésiale ForME
Formations ouvertes à toute personne intéressée
 
Information et inscription
022 340 20 58 3
 

Le billet du vicaire épiscopal – Fais que nous n’entrions pas en tentation

A Pâques, les Suisses romands vont à leur tour adopter la nouvelle formulation du Notre Père. Dès le dimanche 1er avril – ce n’est pas un poisson – nous dirons : « Et ne nous laisse pas entrer en tentation ». Un changement heureux, puisque « ne nous soumets pas à la tentation » donnait trop l’impression que Dieu nous met dans la tentation ou pire nous tente lui-même. Or, comme le dit l’apôtre : « Dans l’épreuve de la tentation, que personne ne dise : ‘Ma tentation vient de Dieu’. Dieu, en effet, ne peut être tenté de faire le mal, et lui-même ne tente personne » (Jacques 1,13).

Pourtant, cette traduction n’était pas erronée. Le verbe employé dans le texte original grec, eisenégkêis, de eisphérô signifie littéralement « porter dans,  amener dans », confirmé par le latin non inducas in tentationem : ne nous induit pas en tentation.

Or, Jésus n’a pas transmis sa prière en grec. En hébreu et en araméen, la langue parlée par Jésus, il y a une forme causative qui n’existe pas en grec. Ainsi, le verbe entrer (forme active) devient faire entrer à la forme causative. La négation de « fais-nous entrer » peut porter sur le premier verbe : « ne nous fais pas entrer », ou sur le second : « fais que nous n’entrions pas » en tentation. C’est probablement ce que Jésus a voulu dire, mais cela n’a pas été correctement retranscrit en grec.

Les plus anciens se souviennent de : « ne nous laissez pas succomber à la tentation ». Cette traduction était préférable. Nous allons retrouver ce sens avec la nouvelle formulation.

Bonne montée vers Pâques, et que le Ressuscité nous aide dans notre lutte contre toute forme de tentations !

Abbé Pascal Desthieux, vicaire épiscopal

En marche à vos côtés