Venue prochaine du Pape à Genève

Venue prochaine du pape en Suisse
 Mgr Charles Morerod, évêque de Lausanne, Genève et Fribourg, et président de la Conférence des évêques suisses, se réjouit de la venue du pape le 21 juin prochain à Genève. Cette nouvelle a été annoncée par le vice-chancelier de la Confédération, M. André Simonazzi, ce matin à l’Agence Télégraphique Suisse. 

La visite du pape au Conseil œcuménique des Eglises (COE), qui suit celles du pape Paul VI en 1969 et du pape Jean-Paul II en 1984, est un beau signe du dialogue œcuménique. 

Le diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg rappelle que l’invitation émane du Conseil fédéral et du COE. Il ne nous appartient pas de communiquer maintenant sur l’ensemble du programme. 

Le Service diocésain de la communication
 Diocèse LGF 

(Version PDF du communiqué)

Lettre pastorale pour le Carême de Mgr Morerod

 » L’Évangile qui continue » Diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg

Lettre pastorale (lue lors des célébrations eucharistiques du week-end des 24 et 25 février 2018) 
 
On demande, statistiques à l’appui, quel sera l’avenir  de l’Église  en  Suisse.  Tout d’abord, n’oublions pas que le Saint-Esprit ne suit pas les courbes graphiques. Ceci dit, le Saint-Esprit travaille aussi avec nous, et nous devons avec son aide essayer de discerner l’avenir de l’Église dans notre société.
Presque tout le monde pense savoir ce qu’est le christianisme et ce qu’est l’Église. La perception varie un peu selon les générations. Parmi les plus âgés, on trouve à la fois des croyants convaincus et des personnes qui vomissent une Église perçue – dans  leur  jeunesse  –  comme  oppressante ;  ces  deux  attitudes  ont  été  en  partie transmises. En même temps, je vois des personnes qui découvrent la foi avec un étonnement  émerveillé,  et  souffrent  d’être  objet  de  dérision  parce  qu’elles  ne pensent pas comme tout le monde (le conformisme a changé de camp…).
Prenons au sérieux ce qu’on nous reproche. Quand des personnes me disent, avec des exemples terribles, que dans leur enfance le village était esclave du curé, je ne peux  que  les  croire,  certes  sans  généraliser.  L’Église  est  souvent  perçue  comme une instance obsédée par la morale, qu’elle veut imposer aux autres alors que ses représentants ne la vivent pas.
Où  est  donc  le  problème ?  Notre  religion  est-elle  mauvaise ?  Pour  répondre  à cette   question   il   faut   d’abord   regarder   le   modèle,   à   savoir   le   Christ.   Est-il mauvais ?  J’ai  été  frappé  de  voir  un  quotidien  français  mettre  en  couverture  un rosaire avec le grand titre : « Au secours, Jésus revient ! »(1). Il reste qu’en général, si on regarde Jésus dans l’Évangile, il suscite un intérêt positif aussi chez les non- chrétiens.  Et  si  Jésus  est  rejeté  maintenant,  est-ce  à  cause  de  lui  ou  à  cause  de l’image  que  nous  donnons  de  lui ? 
 
En  1965,  le  concile  Vatican  II  pouvait  dire :
« Dans cette genèse de l’athéisme, les croyants peuvent avoir une part qui n’est pas mince, dans la mesure où, par la négligence dans l’éducation de leur foi, par des présentations trompeuses de la doctrine et aussi par des défaillances de leur vie  religieuse,  morale  et  sociale,  on  peut  dire  d’eux  qu’ils  voilent  l’authentique visage de Dieu et de la religion plus qu’ils ne le révèlent »(2). Jean-Paul II a repris ce thème dans ses demandes de pardon de l’an 2000(3).
Il  est  toujours  juste  de  nous  dire   que  nous  ne  reflétons  pas  suffisamment l’Évangile  que  nous  prêchons.  C’est  d’ailleurs  même  pour  cela  que   nous  le prêchons :  nous  nous  plaçons  devant  l’Évangile  en  étant  bien  conscients  de  la nécessité de nous y convertir nous aussi et en demandant la grâce de Dieu pour nous y aider. Voilà notre programme : devenir davantage semblables au Christ, car être chrétien c’est « être du Christ ». Pour cela il faut le connaître, et nous savons comment il nous permet de le connaître, ce qui est une Bonne Nouvelle.
Un  prêtre  âgé  m’a  ému  en  me  disant :  « Je  suis  insomniaque.  Heureusement, comme ça je peux lire l’Évangile pendant la nuit. Je ne connais rien de plus beau ». Une étudiante, qui a découvert l’Évangile grâce à des amis, m’a expliqué son désir du  baptême  dans  ces  termes :  « Je  lis  l’Évangile,  je  vois  Jésus,  je  l’aime,  je  veux être avec lui ». J’espère très vivement que chaque chrétien ait pu goûter une telle expérience (4)  :  quand  on  lit  l’Évangile,  on  voit  la  personne  de  Jésus,  on  veut  être avec lui, et on y revient sans cesse. C’est ainsi que l’on peut percevoir la valeur des moyens que Jésus nous donne pour être avec lui, notamment les sacrements et la communauté chrétienne.
 
La morale arrive dans un deuxième temps, car quand on aime Jésus, on aime les personnes qu’il aime et pour qui il a donné sa vie. La morale chrétienne découle de notre relation avec Dieu, elle ne la précède pas. Lorsque nous parlons de notre foi, commençons par la relation avec Dieu, c’est ce qui est central. Mais le reste doit  suivre,  et  on  découvre  qu’imiter  Jésus  est  exigeant.  Je  me  souviens  de  ce qu’on  m’a  dit d’un prêtre le jour  de son  enterrement :  « Quand  on le  voyait, on voyait Jésus ». Voilà notre programme…
 
Au début de ce Carême, nous avons pu recevoir des cendres avec par exemple ces paroles :   « Convertissez-vous   et   croyez   à   l’Évangile ».   Eh   bien,   la   première condition  pour  l’avenir  de  l’Église,  c’est  que  l’on  puisse  dire :  « L’Église,  c’est l’Évangile qui continue »(5). Nous cherchons des « recettes », des « stratégies ». La première stratégie, c’est de vivre l’Évangile, d’être avec le Christ, et d’être avec lui ensemble. Nous pouvons exprimer notre « stratégie » en empruntant les mots de Saint Pierre : « Seigneur, à qui irons-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle » (Jean  6,68).  Cette  « stratégie »  est  celle  que  le  Fils  de  Dieu  nous  a  donnée  en venant  dans  notre  monde,  et  nous  pouvons  lui  faire  confiance.  Il  y  a  bien  des choses à organiser, évidemment. Mais avant de les organiser, convertissons-nous et croyons à l’Évangile. Si en nous on voit le Christ, l’avenir de l’Église sera assuré mieux que par n’importe quelle réorganisation.
Si  quand  on  demande  « c’est  quoi,  l’Église ? »,  la  réponse  spontanée  devient « c’est l’Évangile qui continue », alors l’avenir ne sera pas notre problème.
 
Mgr Charles MOREROD OP
Février 2018
 
1. Libération, 24 novembre 2016.
2. Vatican II, Constitution pastorale sur l’Église dans le monde de ce temps, Gaudium et Spes (7 décembre 1965), § 19.
4. Par exemple dans les groupes de lecture de l’Évangile à la maison.
 5. Charles Journet, L’Église et la Bible, Éditions Saint-Augustin, Saint-Maurice, 1960, p. 45. Cette phrase était la conclusion de ma première lettre pastorale, en 2012
 

Un Prophète pour aujourd’hui

Vincent de Paul (1581 – 1660)
Charitable et solidaire  Prophète pour aujourd’hui 
 
Gascon et « laboureur », ordonné prêtre sans signe de vraie vocation, Vincent arrive à Paris pour faire « carrière » et finit par traverser toutes les facettes sociales, politiques, miliaires et religieuses du Grand Siècle. Il en partage aussi les ambiguïtés, mais se convertit sous l’influence de Bérulle et met au service de la « charité » toutes ses qualités humaines et même son habileté gasconne.
Sa conversion l’oriente vers les « pauvres des champs », ceux qui vivent dans une double misère, matérielle et spirituelle.
Le 20 août 1617 « coup de cœur » de Vincent à Châtillon dans les Dombes : fondation de sa première « Charité », confiée à des Dames, puis à des Filles auxquelles il donne un « Règlement » qui deviendra le modèle de toute action sociale. Persuadé que l’on ne peut guérir le corps sans se préoccuper de l’âme, Vincent fonde par la suite la congrégation des Prêtres de la Mission (Lazaristes) pour catéchiser et accompagner spirituellement les démunis.
Entrepreneur audacieux, Vincent, pour les pauvres, prend des risques et joue gros. Quêteur et solliciteur hors pair, il estime que l’argent des riches doit profiter à leur salut. Il innove aussi dans le monde religieux en proposant à ses Filles des engagements temporaires et veut les voir dans la rue aussi souvent qu’à la chapelle.
C’est sa foi intrépide en la Providence qui rend possibles ses extravagances. La Providence fait tourner le mal en bien, aimait-t-il répéter. Vincent était persuadé que servir les pauvres c’était aussi servir Dieu. Les pauvres étaient ses maîtres.
 

Campagne œcuménique 2018 : À grandes menaces, « grand changement »

À grandes menaces, « grand changement »

Lausanne, le 14 février 2018 – Réchauffement, inégalités sociales et tensions politiques : le portrait de notre planète, menacée par une crise systémique, n’invite pas à l’euphorie. Pour sortir de cette crise, nous devrons œuvrer à une transformation de notre modèle de société. C’est cette transformation, sous ses multiples facettes, que présente la campagne œcuménique 2018 « Prenons part au changement, créons ensemble le monde de demain ! » de Pain pour le prochain, Action de Carême et Etre Partenaires. Une façon de s’attaquer aux causes de la crise, sans pour autant renoncer au plaisir de vivre. 

Le patron d’une marque de mode gagne autant en quatre jours qu’une couturière du Bangladesh durant toute sa vie. Et pour produire l’huile de palme qui entre dans la composition de nombreux aliments, la forêt tropicale est anéantie et la population locale chassée de ses terres. Ces deux exemples montrent que les inégalités se creusent et que la crise climatique s’aggrave, ce qui engendre des tensions politiques. Le Conseil œcuménique des Eglises pose un diagnostic sans appel : « Notre monde n’a jamais été aussi prospère et, en même temps, il n’a jamais été aussi inéquitable qu’aujourd’hui. »

La question cruciale est donc de savoir que faire pour sortir de cette crise généralisée dans laquelle notre monde est plongé. Si elles sont importantes et même indispensables, les mesures politiques, les réformes juridiques et les innovations techniques ne sont toutefois pas suffisantes. Elles s’inscrivent en effet presque toutes dans un modèle qui privilégie la consommation à la modération, la concurrence à la collaboration et l’exploitation au respect. Pour cette raison, la campagne œcuménique en appelle à une « transition intérieure » à tous les niveaux : dans la tête, dans le cœur et dans les mains de chacun et chacune d’entre nous.

À chacun sa façon de changer

Tout n’est pas sombre pour autant : il y a en effet un nombre infini de possibilités d’œuvrer à l’avènement d’un système qui respecte les limites de la planète. La campagne « Prenons part au changement, créons ensemble le monde de demain ! » montre comment des initiatives locales touchent déjà à tous les domaines de la vie : grâce à l’agriculture solidaire, les cultivateurs peuvent planifier leurs activités et les consommateurs bénéficier de légumes de saison. Les systèmes d’échange local diminuent les achats d’articles neufs et les initiatives « zéro déchet » montrent qu’il est possible de consommer modérément tout en profitant de la vie. Dans l’hémisphère sud de notre planète, le plus affecté par le dysfonctionnement de notre système, les partenaires d’Action de Carême et de Pain pour le prochain lancent des projets novateurs pour mettre en place un système durable.

Cette mosaïque d’initiatives sera au cœur d’une journée placée sous le signe de la transition qui aura lieu le 22 février à Berne. Les participant-e-s auront l’occasion d’échanger et d’assister à des ateliers avec des experts internationaux de la renommée d’Olivier De Schutter, ancien rapporteur des Nations Unies pour le droit à l’alimentation, Cécile Renouard, religieuse et professeure de philosophie et d’économie, ou Satish Kumar, écologiste et auteur. Tous ceux et celles qui veulent changer quelque chose dans leur vie, que ce soit pour le carême ou pour toujours, peuvent se rendre sur www.voir-et-agir.ch afin de s’inspirer, s’informer ou prendre connaissance de nos offres de formations.

La campagne œcuménique : informer, esquisser des pistes d’action, récolter des fonds : depuis 1969, Pain pour le prochain, l’organisation de développement des Eglises protestantes de Suisse, et Action de Carême, celle de l’Eglise catholique, œuvrent ensemble. Le temps du Carême ou de la Passion, la campagne œcuménique est devenue le symbole d’une solidarité authentique et du partenariat œcuménique. Depuis 1994, Etre Partenaires, l’organisation de l’Eglise catholique-chrétienne, y participe aussi. Chaque année, nos trois organisations convergent autour d’un sujet de politique de développement ou de société qu’elles portent à la connaissance du grand public. www.voir-et-agir.ch

Carême : Journée de prière et de jeûne pour la paix

Le Pape François a annoncé la convocation, le vendredi 23 février, d’une journée de prière et de jeûne pour la paix.
«Devant la poursuite tragique de situations de conflit dans différentes parties du monde, j’invite tous les fidèles à une Journée spéciale de prière et de jeûne pour le paix le 23 février prochain, vendredi de la Première semaine du Carême», a annoncé le Pape François à la fenêtre du Palais apostolique. Le Saint-Père a précisé que cette journée serait offerte «en particulier pour les populations de la République démocratique du Congo et du Soudan du Sud», deux nations africaines marquées par des situations de conflit dans lesquelles l’Église catholique est particulièrement exposée.
En RDC, depuis le 31 décembre dernier, les manifestations de laïcs catholiques contre le maintien au pouvoir du président sortant Joseph Kabila, dont le mandat constitutionnel est arrivé à échéance en décembre 2016, ont suscité une répression violente qui a fait plusieurs morts. Au Soudan du Sud, la guerre civile en cours depuis 2013 a fait plusieurs dizaines de milliers de morts.
Faute de pouvoir se rendre physiquement au chevet des populations, le Pape avait déjà participé le 23 novembre dernier à une célébration de prière à la basilique Saint-Pierre à l’intention de ces deux pays. Cette nouvelle initiative du 23 février rappelle aussi la Journée de prière pour la Syrie organisée en septembre 2013, alors qu’une offensive franco-américaine sur Damas semblait imminente, mais fut finalement annulée.
 
Un appel œcuménique et interreligieux
«Comme dans d’autres occasions similaires, j’invite aussi les frères et les sœurs non catholiques et non chrétiens à s’associer à cette initiative», a expliqué le Pape, rappelant que «notre Père céleste écoute toujours ses enfants qui crient vers Lui dans la douleur et dans l’angoisse», il «guérit ceux qui ont le cœur brisé et il panse leurs blessures», a répété François en citant le Psaume 147.
Le Pape a donc lancé un appel pressant pour que chacun écoute ce cri et se demande, dans sa propre conscience, devant Dieu : «Qu’est-ce que je peux faire, moi, pour la paix ?» Il faut prier mais aussi dire concrètement non à la violence, «parce que les victoires obtenues avec la violence sont de fausses victoires, alors que travailler pour la paix fait du bien à tout le monde !», a martelé le Pape. 
 

Présentation de la cérémonie du souvenir 2018

Nous sommes une équipe pluridisciplinaire de la maternité et de la pédiatrie (médecins, infirmières, sages-femmes, aumôniers) qui préparons chaque année une cérémonie du souvenir en mémoire des enfants, nouveaux-nés, touts-petits, décédés bien trop tôt. Elle est destinée aux familles qui ont été touchées de plein fouet par la disparition prématurée de leur enfant, mais aussi  aux soignants qui ont accompagnés les patients et leurs proches.

Chacun, chacune, traverse le deuil à sa manière, avec ses ressources psychique, physique, sociale et spirituelle. Ce temps de mémoire communautaire est l’occasion de faire un pas, de marquer  par un geste symbolique le lien qui unit les proches, au-delà de la mort, avec un être que l’on a côtoyé pendant plusieurs années ou que l’on n’a pas eu le temps de connaître, mais que l’on a déjà rêvé et senti dans son ventre.

La symbolique forte des contes permet  aussi à chacun, quelque soit son âge, de puiser dans  ce répertoire universel, une image, un mot, une histoire qui va l’accompagner sur son parcours de vie.

Cette année, nous avons choisi de donner un contour au souvenir, à l’aide d’un conte et de la symbolique de la colombe. Une manière de mettre en forme l’irreprésentable, ce qui aurait pu être mais ne sera pas, le goût d’inachevé que laisse un deuil prématuré.

Nous serons accompagnés par Alix Noble, conteuse, thanatologue et dotée d’une riche expérience professionnelle et personnelle. Le pianiste Guy François Leuenberger également compositeur et improvisateur mettra ses qualités musicales au service de ce temps du souvenir. 

Alors, quel que soit votre cheminement, vous êtes bienvenu-e, seul-e , en couple, en famille ou avec des proches.

La cérémonie aura lieu le  samedi 17 mars 2018, à 17h, aux Hôpitaux universitaires de Genève Salle Opéra, Niveau 0

 

Evénement diocésain : Appel décisif à Genève !

Evénement diocésain : samedi 17 février 2018, 64 catéchumènes adultes de tout le Diocèse seront à Genève pour répondre « OUI ! » à l’Appel décisif.

Cette année, l’Eglise de Genève est à l’honneur pour accueillir 64 catéchumènes adultes (dont 34 genevois !) venant des 4 cantons de notre Diocèse, pour répondre « OUI ! » à l’Appel décisif.

Cette célébration sera présidée par Mgr Charles Morerod, évêque de Lausanne, Genève, Fribourg et Neuchâtel, le samedi 17 février 2018, 16h30 à l’Eglise de Meyrin-Visitation.

Nous sommes heureux de vous annoncer cet événement, de vous inviter à venir les accueillir, les entourer et célébrer cette étape importante de leur cheminement vers le baptême.

Car c’est toute l’Eglise qui se réjouit et se renouvelle avec eux.

C’est extraordinaire de vivre et contempler les merveilles du Seigneur, fidèle aux promesses qu’Il a faites à Abraham. Il est toujours à l’œuvre par son Esprit Saint et continue à appeler ses enfants pour leur offrir son amour et ainsi, notre famille chrétienne s’agrandit tous les jours.

Cette belle aventure continue jusqu’à la veillée pascale où chaque catéchumène sera reçu dans sa communauté paroissiale, pour recevoir le baptême, Confirmation et Eucharistie.

Nous rendons grâce à Dieu pour le privilège qu’Il nous fait : d’être des témoins de son œuvre dans notre monde !

Thérèse Habonimana Service Catéchuménat Adultes Genève (Responsable)

L’appel décisif

L’appel décisif est le rite au début du temps de Carême dans lequel les catéchumènes dont la foi a été reconnue sont admis à participer aux sacrements de l’initiation chrétienne au cours des prochaines fêtes pascales. Pour nos catéchumènes, la célébration de l’Appel décisif marque ainsi, leur entrée dans un temps ultime de préparation. Cette célébration termine le temps du catéchuménat au sens strict, et sa longue formation de l’esprit et du cœur. (Rituel de l’Initiation Chrétienne des Adultes, articles n° 127-128).

Le billet du vicaire épiscopale – La « sainte » insatisfaction

« Dans notre paroisse, ce sont toujours les mêmes qui font tout depuis longtemps et ne laissent pas de nouvelles personnes prendre des responsabilités ». « Après leur confirmation, les jeunes ne mettent plus les pieds à l’église ». « La génération 20-40 ans est si peu présente ». « Plus de mille personnes à Genève cherchent chaque nuit un endroit pour dormir »…
Ces constats nous font souffrir et provoquent en nous une insatisfaction. Cette liste n’est pas exhaustive : vous pouvez y ajouter vos propres insatisfactions.
 
Elles peuvent nous faire sombrer dans l’amertume. Mais lors de la session des agents pastoraux genevois en novembre dernier, on nous a dit que ces insatisfactions sont précieuses, car c’est à partir d’elles que nous pouvons puiser l’énergie pour opérer des changements nécessaires.
 
Car ce n’est pas facile de faire des changements. Quand on propose une évolution, le groupe va réagir, même inconsciemment, et tout faire pour que rien ne bouge. Or, nous le savons, que ce soit dans l’histoire d’une nation, d’une paroisse ou de nous-mêmes, c’est quand une situation ne va vraiment pas que l’on se mobilise pour faire changer l’ordre ancien. Ces changements sont nécessaires, car ce qui fonctionnait bien autrefois peut être aujourd’hui un frein pour le dynamisme de la communauté. Les solutions d’hier peuvent devenir les problèmes d’aujourd’hui : il nous faut trouver d’autres solutions.
 
Alors, je vous propose de travailler sur votre insatisfaction. Qu’est-ce qui vous insatisfait le plus actuellement ? À partir de ce constat, qu’est-ce que vous aimeriez mettre en œuvre pour provoquer un changement ? Ce sera alors une « sainte » insatisfaction !
 
Abbé Pascal Desthieux, vicaire épiscopal

En marche à vos côtés