Chemin de solidarité avec nos frères et sœurs d’Orient

Chers frères et sœurs !
Durant ces quatre dimanches de l’Avent, nous vous invitons à parcourir ensemble un chemin de solidarité avec nos frères et sœurs d’Orient et les victimes des conflits qui déchirent notre planète.
Nous, responsables de l’Eglise catholique romaine, l’Eglise Protestante de Genève et l’Eglise catholique chrétienne, nous sommes horrifiés par les violences et la barbarie qui frappent les populations de la Syrie et de l’Iraq et très inquiets du destin des habitants de ces régions et de ceux qui ont dû tout abandonner et fuir. Que pouvons-nous faire ?
La solidarité se construit. En premier lieu dans nos cœurs, par la prière, instrument de lumière pour éclairer notre regard sur l’autre et nos pas. Pour cela nous invitons chacune de nos communautés et paroisses à consacrer un temps d’intercession dans chaque liturgie des dimanches de l’Avent. Ce moment de prière doit être un moment de communion avec nos frères et sœurs qui souffrent.
Cette solidarité doit se traduire aussi en gestes de fraternité. Nous savons que beaucoup d’entre vous se sont déjà mobilisés pour aider à l’accueil de réfugiés ou pour soutenir des actions et des communautés sur place. D’ailleurs, ce chemin de solidarité est né d’un groupe de fidèles interpellés par des chrétiens de Syrie qui vivent ici. Leurs témoignages nous ont touchés et mis en route. Dans ce feuillet nous vous indiquons des pistes pour prier et agir.
Pour tout chrétien, l’Orient est le berceau de notre foi dont nous célébrons le mystère chaque dimanche.

Que le Seigneur, Prince de la Paix, nous accompagne !

Mgr Pierre Farine Évêque auxiliaire de l’Eglise catholique romaine
Curé Jean Lanoy Vice-président du Synode Cantonal de l’Eglise catholique chrétienne de Genève romaine
Pasteur Emmanuel Fuchs Président de l’Eglise Protestante de Genève

 

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Célébrations

Culte du 29 novembre à 10h00 – cathédrale Saint-Pierre
Vieille Ville. Présidence : Pasteur Emmanuel Fuchs.

Messe du 6 décembre à 10h00 – église Saint-Germain
Rue des Granges. Présidence : Curé Jean Lanoy.

Messe du 12 décembre à 18h00 – église Saint-Joseph
Eaux-Vives. Présidence : Abbé Pascal Desthieux.

Messe du 20 décembre 11h30 – Basilique Notre-Dame
Gare Cornavin. Présidence : Mgr Pierre Farine.

Jubilé de la Miséricorde

Du 8 décembre 2015 au 20 novembre 2016, l’Eglise catholique célébrera une Année Sainte extraordinaire.

logo-annee-de-la-misericorde-675181Ce « Jubilé de la Miséricorde » débutera par l’ouverture de la Porte Sainte à la basilique Saint-Pierre de Rome, à l’occasion de la fête de l’Immaculée Conception le 8 décembre 2015 et se terminera par la solennité du Christ Roi, le 20 novembre 2016.

 

À Genève, une porte Sainte sera installée à l’intérieur de la Basilique Notre-Dame.

Venez passer la porte de la Miséricorde et faites ainsi l’expérience de l’amour de Dieu qui console, pardonne et donne l’espérance !

 

 

L’Année sainte, une opportunité pour approfondir notre foi

L’Eglise catholique a entamé la tradition de l’Année Sainte avec le Pape Boniface VIII en 1300. Boniface VIII avait prévu un jubilé à chaque siècle. A partir de 1475 – dans le but de permettre à toute génération de vivre au moins une Année Sainte- le jubilé ordinaire fut établi au rythme de 25 ans. Un jubilé extraordinaire, en revanche, est convoqué à l’occasion d’un événement remarquable. Les Années Saintes ordinaires célébrées jusqu’à aujourd’hui, sont au nombre de 26.

La dernière Année Sainte remonte au Jubilé de l’année 2000. La tradition de convoquer des jubilés extraordinaires remonte au XVIe siècle. Les dernières Années Saintes extraordinaires du siècle passé ont été celles de 1933, convoquées par Pie XI pour le XIXe centenaire de la Rédemption ainsi que celle de 1983, convoquée par Jean-Paul II pour les 1950 ans de la Rédemption.

L’Eglise catholique a donné davantage une signification spirituelle au jubilé juif. Cela consiste dans un pardon généralisé, une indulgence ouverte à tous et dans la possibilité de renouer le lien avec Dieu et le prochain. C’est pourquoi l’Année Sainte est toujours une opportunité pour approfondir notre foi et vivre, d’un engagement renouvelé, le témoignage chrétien.

Par le Jubilé de la Miséricorde, le Pape François met en lumière le Dieu miséricordieux qui invite tous à revenir chez Lui. La rencontre avec Lui inspire la vertu de la miséricorde.

Le rite du début du jubilé est l’ouverture de la Porte Sainte. Il s’agit d’une porte que l’on ouvre seulement pendant l’Année Sainte, tandis que durant les autres années, elle demeure murée. Ce sont les quatre basiliques, les plus importantes, qui ont une Porte Sainte : Saint-Pierre, Saint-Jean en Latran, Saint-Paul dehors les murs, Sainte-Marie Majeure. Le rite d’ouverture de la Porte Sainte exprime le symbole que, durant le jubilé, un » parcours extraordinaire » vers le salut est offert aux fidèles. Les portes saintes de ces basiliques seront ouvertes après l’ouverture de la Porte Sainte de la basilique Saint-Pierre.

 

Courrier Pastoral – novembre 2015

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Au sommaire du numéro de novembre :

  • SOLIDARITÉ : Pèlerinage de la Rencontre
  • ÉGLISE : Colloque européen des paroisses « Envoyés pour servir, allez à la périphérie »
  • URBI ET ORBI : Synode des familles
  • CHRÉTIENS : Syrie, témoignage du Père Jihad
  • Agenda de Mgr Pierre Farine
  • L’agenda du mois de novembre
 
> lire le Courrier Pastoral

 

Édito :   « Soyez toujours prêts à rendre compte de l’espérance qui est en vous »

Au fil des témoignages, l’espérance s’est frayée un chemin dans ce numéro du Courrier pastoral. Quel cadeau !

Ainsi, en écoutant le témoignage du Père Jihad Youssef, moine du monastère de Mar Moussa en Syrie de passage à Genève (p. 8-9), j’ai été bouleversée par la force qu’il transmet, par sa foi et par son espérance si vivante en dépit des profondes blessures qu’inflige chaque jour la barbarie du conflit syrien. « Bien sûr nous avons peur. Mais nous essayons de la surmonter, de la vaincre et nous prions tous les jours (…) Notre présence est un signe d’espérance pour les chrétiens et pour les musulmans », a-t-il confié. Garder cette espérance vivante et visible comme une flamme est un refus de la violence et un défi lancé aux pièges de la haine.

Et c’est un vrai élan d’espérance qui a accompagné et porté les participants au Pèlerinage de la Rencontre, organisé à la mi-septembre par les départements « Solidarités » de l’Église catholique dans les cantons de Genève et Vaud. Parmi les marcheurs, des SDF, des sans-papiers, des requérants d’asile, des personnes fragiles psychologiquement ou ayant des problèmes d’alcool. « Chacun de nous a pu être pour l’autre, et à différents moments, celui qui relève, qui invite à aller au-delà de soi-même, et surtout un témoin que la mort et toutes ses représentations n’ont pas le dernier mot. Témoin qu’une autre vie est possible, et qu’Il est avec nous, le Dieu des petits », s’émerveille Inès Calstas, du Pôle Solidarité Genève. Je vous invite à lire les témoignages des participants (p. 2-3) et le billet de Mgr Pierre Farine sur cette belle aventure (p.19).

En pages 4 et 5, je vous propose de découvrir les réflexions qui ont animé le dernier Colloque européen des Paroisses, à Lisieux sur le thème « Envoyés pour servir, aller à la périphérie » ou comment, les chrétiens d’Europe peuvent-ils, aujourd’hui, s’ouvrir à leurs frères les plus pauvres, isolés, démunis, en souffrance.

Enfin, « copiées-collées » à la dernière minute avant de mettre sous presse, les dépêches d’agences sur les conclusions du Synode des évêques sur la famille (p. 6-7). Nous espérons développer ce sujet dans les prochaines éditions.

Bonne lecture !

Silvana Bassetti

 

 

 

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