Atelier Œcuménique de Théologie

La prochaine volée de l’AOT sur le thème « De l'éphémère de l’existence à la joie d'exister : le présent de Dieu » débutera en septembre 2015 et se clôturera en juin 2017.

 

L'équipe des enseignants
L'équipe des enseignants

Depuis 1973, plus de 1'700 personnes ont participé à une volée de l’Atelier Œcuménique de Théologie (AOT). Mais que trouvent-ils, ces hommes et ces femmes qui suivent durant deux ans cette formation ?

Un lieu pour mettre à jour des questions de culture religieuse

Liliane a une relation difficile aux institutions religieuses et avoue même un malaise face aux questions de foi, mais comme sa profession la fait côtoyer ces milieux, elle s’inscrit à notre parcours afin d’y voir un peu plus clair.

Un lieu pour envisager un nouvel élan
Michèle se trouve “en panne” dans son cheminement spirituel. “J’avais vraiment besoin d’une dépanneuse”, dit-elle en rigolant.

Un lieu pour mieux comprendre sa tradition ecclésiale et celle d’autres églises
Charles et Gabrielle forment un couple mixte. S’ils vivent un chemin spirituel profond et respectueux, les relations de Charles avec sa belle-famille sont plus complexes : “Les rencontres de famille étaient le lieu de débats théologiques et, après coup, j’étais souvent très perplexe. Il me fallait un peu mieux comprendre pourquoi je crois ce que je crois.”

Un lieu pour discerner le désir de “porter du fruit”
En passant le cap de la cinquantaine, Romain éprouve le besoin de faire le point sur ce qu’il croit. Au fil du parcours, il éprouve de plus en plus fortement le souhait de donner de son temps et réfléchit à ses engagements. En prenant conscience de ses compétences et en discernant patiemment son désir, Romain découvre des perspectives nouvelles et s’en va frapper à la porte de sa paroisse avec le souhait d’y trouver une place plus active.

Un lieu pour relire les traces de Dieu dans sa vie
 “Pour la première fois, j’ai eu une vue d’ensemble de ma vie, et de la présence de Dieu en elle”, confie Pierrette, jeune retraitée très engagée dans sa paroisse, au terme de deux ans à l’AOT. A son vis-à-vis qui commente simplement “un sacré bout de chemin…”, Pierrette répond du tac au tac : “Et ce n’est pas fini !”.

Une “école de liberté” pour apprendre à exprimer plus personnellement sa foi
Après avoir passé sa jeunesse dans un milieu plutôt traditionnel, Daniel a pris de la distance avec « la religion », et voilà que les circonstances de la vie le conduisent à proposer du catéchisme, et il s’inscrit à l’AOT afin de faire le point sur ses convictions. Lors d’un cours sur la figure de Jésus-Christ, Daniel découvre que les écrits du Nouveau Testament parlent de différentes manières du Nazaréen. Après avoir effectué un parcours historique allant du Concile de Chalcédoine (5e s.) aux théologiens contemporains, le duo d’enseignants invite les participants à esquisser une réponse personnelle à l’interpellation du Christ : “Et vous, qui dites-vous que je suis ?” (Mc 8,27). Entendant les mots “Que dis-tu, toi, que Je suis ?”, Daniel s’exclame : “Mais alors, on est libre de croire ce qu’on veut !”. Daniel prend ainsi conscience que, par-delà les enseignements des Eglises, il n’est pas exonéré de risquer une parole personnelle.

Un lieu pour rêver, pour porter haut l’espérance du Christ
Pour celles et ceux qui “encadrent” l’AOT (comité, enseignants, animatrices/-teurs), l’AOT est aussi un lieu particulier : c’est le lieu d’une vraie expérience d’Eglise où la rencontre des autres et du Tout-Autre laisse entrevoir l’horizon d’une communion au-delà des différences et tensions grâce à une recherche commune, sincère et désintéressée de l’Unique (cf. Jn 17,21-22).

Ainsi, l’AOT rassemble des hommes et des femmes aux histoires et aux attentes diverses. Qu’ils soient chrétiens engagés dans des paroisses ou aumôneries, sur “le seuil” des institutions, voire même à distance des Eglises, les “AOT-istes” (d’aujourd’hui comme ceux des 40 années précédentes) nous font parfois penser à ce large peuple en mouvement qui traverse l’Ecriture. C’est que l’AOT n’a pas l’AOT pour fin : s’il est au service des communautés chrétiennes en formant des hommes et des femmes qui s’y engage(ro)nt, l’AOT veut aussi être au service de celles et ceux qui cherchent à transformer leur errances en itinérances.

La prochaine volée de l’AOT sur le thème « De l'éphémère de l’existence à la joie d'exister : le présent de Dieu » débutera en septembre 2015 et se clôturera en juin 2017. Plus d’informations sur www.aotge.ch

Anne Carron, Georgette Gribi et Alain Decorzant SJ
Présidente et codirecteurs de l’AOT